C. Martha, La Moralité dans l’art
“ L’art a donc son langage à lui, sa beauté propre, ses ravisse-mens, et n’a pas d’autre devoir que d’être beau et ravissant. Il n’est pas tenu d’être utile et ne songe pas à l’être. Parler ainsi ce n’est point accorder, comme on pourrait croire, un privilège extraordinaire au beau, car ce privilège est aussi celui du bien. Le bien reste le bien, alors même qu’il n’est pas utile. Un acte héroïque n’en est pas moins héroïque pour ne servir à rien. Le beau, quoiqu’il entraîne avec soi des avantages, ne doit être admiré que pour lui-même. ”
