Résumé

Ange Blaize Essai biographique sur M. F. de La Mennais… (1858)

Le catholicisme est vrai pour celui qui y croit; il cesse de l'être pour celui qui n'y croit pas. Or, ne croit pas qui veut; la foi est un don de Dieu. Comment M. de La Mennais aurait-il pu croire encore, lorsque le pape réprouvant ex cathedra et la raison humaine dans son expression la plus certaine et tous les progrès réalisés dans l'ordre moral et dans l'ordre politique, retranche l'Eglise de l'humanité, et après avoir exigé des catholiques une soumission absolue dans l'ordre spirituel, les livre dans l'ordre temporel, à l'arbitraire du despotisme, à l'action brutale de la force?
Source : Gallica

Ange Blaize Essai biographique sur M. F. de La Mennais… (1858)

M. de La Mennais affirmait donc l'impuissance de la raison à connaître la vérité. En vain l'homme cherche par lui-même à y atteindre ; un acte de foi seul, sous l'empire de la grâce, supplée à son insuffisance.
Maintenant il se demande comment on peut humainement la posséder : donc il admet que la raison est capable d'arriver à une affirmation. Mais quelle est cette raison? Est-ce la raison individuelle ou la raison générale?
En soi, la question de la certitude renferme deux éléments, le vrai indépendant de là raison, et la raison qui perçoit le vrai.
Source : Gallica

Ange Blaize Essai biographique sur M. F. de La Mennais… (1858)

Le passé se retrouvait en présence de la' révolution. Or, le passé, c'était le catholicisme avec ses' prétentions souveraines et l'intolérance civile ; la monarchie de droit divin avec son cortége suranné de priviléges de toute nature. La révolution, c'était là négation de l'intervention de l'Eglise dans l'ordre temporel, la liberté de conscience, la souveraineté du peuple en vertu de l'égalité des droits.
Les royalistes et les libéraux ne voyaient pas tous la question aussi nettement posée ; le peuple, qui a l'intuition des grandes choses, ne s'y trompa point.
Source : Gallica

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