Résumé

Vie de la révérende mère Elisabeth Rollat première supérieure de Nazareth (1877)

Si Jésus-Christ est son fondement, si sa vie pauvre, humble et cachée, est toute son ambition; si le silence, l'humilité, l'obéissance et l'abnégation sont sa règle; si la simplicité, la candeur, la paix, la gaîté et la charité sont l'âme et le cœur des filles de Nazareth, en un mot, si elles sont vigilantes pour se tenir ensevelies dans leur solitude avec Jésus, Marie et Joseph, n'y laisser rien entrer des maximes du monde, et ne faire aucune concession à ses exigeances antichrétiennes, leur maison subsistera jusqu'à la fin des temps.
Source : Gallica

Vie de la révérende mère Elisabeth Rollat première supérieure de Nazareth (1877)

« Oh ! ma bonne Mère, s'écrie-t-elle, comment pouvez-vous me dire une semblable chose ! Puis-je jamais trouver le temps long près de vous ? ma plus douce consolation serait de vous soigner toute ma vie ! » Elle allait continuer, un regard expressif suivi de deux grosses larmes l'interrompit subitement. La malade se retournant jeta les yeux sur son crucifix : Dieu seul désormais doit pénétrer au fond du
cœur, et jusqu'au dernier moment, elle évitera tout retour sur le passé avec cette première sœur et amie, qu'elle craignait de s'être attachée tout d'abord un peu trop naturellement.
Source : Gallica

Vie de la révérende mère Elisabeth Rollat première supérieure de Nazareth (1877)

Chacun est sensible à sa manière, les uns le sont plus que d'autres ; il faut vouloir être ce que l'on est et ne pas vouloir être autrement. Vous avez une sensibilité excessive, il n'y a pas de péché à cela ; Dieu veut s'en servir pour vous faire souffrir et mériter beaucoup, c'est donc une grâce. Un événement très-affligeant, qui regarde votre famille, les personnes que vous aimez et votre cher Nazareth, vous va droit au cœur, vous fait éprouver une commotion de sensibilité dont vous n'êtes pas la maîtresse.
Source : Gallica

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