Aimée-Marie de Franclieu

Résumé

Aimée-Marie de Franclieu Vie de la mère Elisabeth Giraud… (1879)

Jamais elle n'aurait voulu que sa fille réprimandât les sœurs, et, si devant elle la mère Elisabeth témoignait quelque mécontentement, elle demandait aussitôt pardon avec une simplicité touchante, comme si elle eût été la vraie coupable.
Elle ne permettait pas non plus qu'on refusât une postulante : « Mère, disait-elle à sa fille, lorsqu'elle s'apercevait qu'on en éconduigait une, pourquoi refusez-vous cette âme? Elle est précieuse à Dieu. Nous n'avons rien, mais si elle veut s'unir à nous, pour renoncer à tout avec nous, n'est-elle pas libre? »
Source : Gallica

Aimée-Marie de Franclieu Vie de la mère Elisabeth Giraud… (1879)

« Le bon Dieu m'aime plus que je ne l'aime; il a plus peur de me perdre que moi; comment ne m'abandonnerai-je pas à mon Dieu ?
Oh! si mes sœurs savaient, reprenait-elle, combien vous êtes bon, mon Dieu! elles sauraient combien vous nous aimez. Apprenez-leur donc combien vous êtes bon !. »
Mais c'était surtout au pied du Saint-Sacrement que cet amour s'épanchait avec le plus de joie : « Je n'ai jamais vu personne prier avec une ferveur aussi grande, disait après l'avoir vue prosternée devant l'autel, un prêtre zélé et pieux. »
Source : Gallica

Aimée-Marie de Franclieu Vie de la mère Elisabeth Giraud… (1879)

La veille du jour de la fête de sainte Elisabeth, comme elle rentrait chez elle, sa bougie à la main, prête à enfoncer sa clef dans la serrure de sa porte, elle est tombée. Le bon Dieu lui a dit : Tu n'iras pas plus loin. Elle a été jugée à l'instant. Elle voulait entrer dans sa demeure, et Dieu l'a fait entrer dans l'éternité!. »
Les sœurs désiraient fêter leur mère, lors même qu'elle pleurait son amie : « Non, non, dit-elle, laissez passer sainte Élisabeth sans fleurs: quand on est sur la croix, il suffit des épines du Seigneur Jésus. »
Source : Gallica

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