G. Maisonneuve

Élements biographiques

G. Maisonneuve 1893 : moeurs de demain (1882)

Emmeline s'exaltait en parlant, l'âme blessée et la voix brève : — Si ma mère n'était pas morte, continua-t-elle, je ne serais pas ici ; j'avais besoin de croire, moi; j'avais besoin de prier, j'étais faite pour la vie simple et douce, j'aurais vécu dans l'ombre tiède d'un foyer, fière de l'amour d'un honnête homme, sans m'embarrasser l'esprit de tout ce fatras de sciences vides, décevantes, qui nous dessèchent le cœur et qui me fatiguent le cerveau. Et maintenant, c'est fini ; le mal est fait, je suis blasée; je suis lasse; je commence à peine à vivre, et ma vie est manquée.
Source : Gallica

G. Maisonneuve 1893 : moeurs de demain (1882)

La violence naturelle de Lachesnaye, cette violence qui s'éveillait en lui devant les résistances et devant les obstacles, éclata tout à coup, fouettée par le refus de Marthe. Une bouffée de colère envahit son cerveau : — Tant que j'aurai sur toi le pouvoir que me donne la loi, jamais, tu m'entends bien, jamais, je ne te livrerai à ta mère; je te l'ai déjà dit : tu n'as qu'un moyen de sortir d'ici, c'est de te marier. Daresme a la folie de te vouloir, malgré ton éducation détestable et tous les préjugés dont on a farci ta cervelle.
Source : Gallica

G. Maisonneuve M. le Cte de Paris (1884)

La France monarchique montre chaque jour à quel point elle est avide de pénétrer la pensée de M. le Comte de Paris. Rien de ce qui le touche ne laisse le publie froid ou indifférent.
Combien de fois ne nous est-il pas arrivé, depuis six mois, d'entendre de braves gens, des royalistes de la veille ou de ceux qui sont tout prêts à se rallier à la monarchie dont la restauration semble plus praticable, plus facile que naguère, nous dire avec une naïveté d'expression qui atteste l'ardeur de leur curiosité :
— « Quel homme est-ce donc que M. le Comte de Paris ? »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature