Donatien Alphonse François de Sade

Donatien Alphonse François de Sade

Résumé

Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade,  Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage

“ Ernestine, avec plus de force encore,
et le repoussant. Puisse-t-il se répandre sans mouiller la terre ; il y feroit germer des crimes.
Oxtiern. Qu’exigez-vous donc, Ernestine, et que puis-je faire pour vous prouver mon amour et mon repentir ?
Ernestine, mépris, colère et force. Ton amour jamais... Ton repentir, j’y croirai si tu brises les fers dont ta scélératesse a couvert mon amant : vas révéler tes complots aux juges, vas recevoir la mort que tes crimes méritent ; ne charges pas plus long-temps la terre d’un poids qui la fatigue ; le soleil est moins pur depuis qu’il éclaire tes jours.
”
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade,  Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage

“ Un honnête homme n’outrage point impunément une fille vertueuse ; vous connaissez les lois de l’honneur, accomplissez-les ; l’adversaire que je vous offre est digne de se battre avec vous ; le jardin de cette hôtellerie vous servira de champ, les armes seront vos épées ; rendez-vous ce soir à onze heures à l’endroit que je vous indique ; un jeune homme vêtu de blanc, se présentera devant vous ; attaquez-le fermement, il vous répondra de même ; songez qu’il faut que l’un des deux périsse, Oxtiern, soyez aussi brave que vous avez été vil ; à ce seul prix, Ernestine vous pardonne. ”
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade,  Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage

“ Ernestine. Vous n’imaginez pas, sans doute, que ce don puisse faire mon bonheur... Comment est-il que vous me le proposiez... Comment après l’avilissement où vous vous êtes plongé, croyez-vous ce cœur féroce, encore digne de moi ?
Oxtiern. Vos reproches m’accablent, et d’autant plus que je les ai mérités... Ah ! ne punissez pas aussi cruellement les fautes de l’amour !
Ernestine. De l’amour... Vous ? Oh dieu ! si c’est là ce que l’amour inspire, que jamais mon cœur n’éprouve un mouvement si capable de dégrader l’homme !... Non, Monsieur, ce n’est point là de l’amour
”
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