Frédéric de Prusse

Définition et enjeux

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Le capitaine Coutanceau

La Prusse est comme qui dirait un immense camp retranché, dont chaque ville est une caserne et chaque maison un poste. Tous les Prussiens sont militaires dès la mamelle et passent leur vie à faire l’exercice. C’est un de leurs rois, Frédéric-le-Grand, qui les a organisés comme cela, pour qu’ils pussent un jour conquérir le monde entier... Vous n’avez donc pas vu que ce roi dépensait des sommes immenses pour attirer de tous les coins de l’Europe les hommes les plus grands et les plus forts dont il faisait des grenadiers.
Source : Gutenberg

Ernest Sain de Bois-le-Comte Observations sur la relation de la campagne de 1815 contenue dans l'"Histoire de l'Europe" de M. Alison… (1844)

La Prusse , qui déjà n'avait dû son existence comme nation qu'aux dangers dont elle avait été menacée sous le grand Frédéric, et dont elle n'avait été préservée que par son génie, aidé de la constance et du dévouement de son armée et de son peuple ; la Prusse a grandi, en 1813 , sous l'oppression et le malheur, et ne se soutient à la hauteur où elle s'est placée que par le souvenir de ses désastres et de ses dangers qui ont créé un état militaire insoutenable pour tout autre peuple qui serait moins menacé.
Source : Gallica

Revue des Deux Mondes

Par une fatalité non moins singulière, c’est la Prusse, le pays créé par Frédéric II, le moins scrupuleux des conquérans et l’instigateur le plus opiniâtre du partage de la Pologne, la Prusse qui détient pourtant le moindre fragment de la nation polonaise, et que son génie et ses destinées appellent à représenter l’Allemagne libérale, c’est la Prusse qui vient encore s’entremettre entre l’Autriche et la Russie, et qui apporte, dit-on, le plus de vivacité dans son opposition aux aspirations infatigables de la Pologne.
Source : Wikisource

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