Résumé

August von Kotzebue Supplément au Théâtre choisi de feu M. de Kotzebue…

Vous, fille du baron de Wildenheim, et moi ! qui suis-je ? qu’ai-je à vous offrir ? l’hommage d’un cœur...
Amélie. Et c’est lui seul que je veux, qui me tiendra lieu de rang, de fortune, de tous ces frivoles avantages, que vous m’avez si bien appris à apprécier à leur juste valeur. Je les méprise : mon choix seul m’ennoblira.
Erman. Non, ce choix n’est pas en votre pouvoir : destinée à briller dans un monde que vous ne connaissez pas encore, vous vous repentiriez bientôt de vous y être arrêtée.
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August von Kotzebue Supplément au Théâtre choisi de feu M. de Kotzebue…

Amélie. Tenez, tenez, prenez quelque chose, cela vous remettra le cœur.
Frédéric, se levant précipitamment. Ah ! mademoiselle, qui que vous soyez, c’est le ciel qui vous envoye, par pitié ! Au nom de ce même ciel, qui a mis dans votre âme ce sentiment d’humanité, envoyez quelqu’un porter cela au village prochain. Tout à l’entrée est une chaumière. C’est là qu’on trouvera une femme mourante. C’est ma mère, hélas ! S’il en est temps encore, sauvez-lui la vie, et mes derniers momens seront consacrés à vous bénir.
Amélie. Pauvre jeune homme !... Vous n’êtes pas un malfaiteur, n’est-ce pas ?
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August von Kotzebue Supplément au Théâtre choisi de feu M. de Kotzebue…

Ô Dieu ! que le pas qui conduit de la vertu au crime est aisé à franchir ! Que la route en est glissante ! que la pente en est insensible ! Ce matin, la joie et le sentiment du bonheur inondaient mon âme... Je pars ; l’idée de ma mère, le désir de la revoir, semblait me donner des ailes ; mes pas se précipitaient ; mes pieds ne touchaient point la terre : d’avance je jouissais de sa surprise, de sa joie ; je sentais ses bras me serrer contre son sein, son cœur battre contre le mien, nos larmes se confondre : fantôme de bonheur, disparaissez ! Un moment d’oubli a tout détruit
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