“ Le nom sublime et abhorré du chef des Taborites, sectaires qui renchérirent durant la guerre des Hussites sur l’énergie, la bravoure, et les cruautés des autres religionnaires, tomba comme la foudre sur l’abbé et sur le chapelain. Le dernier fit un grand signe de croix ; ma tante recula sa chaise, qui touchait celle d’Albert. ”
Taborites
Définition et enjeux
Les Taborites, secte issue des Hussites au XVe siècle, se distinguaient par leur rejet de doctrines catholiques telles que le purgatoire ou la présence réelle. George Sand, dans ses œuvres, les dépeint comme des combattants fanatiques, associés à Jan Žižka et aux Picards, incarner une résistance populaire contre l’Église et l’Empire.
Marie-Nicolas Bouillet les définit comme une secte hussite, tandis que d’autres auteurs, comme Paul Ferrier, évoquent des figures mineures liées à leur contexte historique. Leur impact sur les luttes religieuses et politiques en Bohême, notamment à Prague, demeure un enjeu central dans l’analyse de leur héritage.
Citations sur “Taborites”
“ L’Église et l’Empire allaient triompher sinon des libertés bourgeoises, du moins des grandes luttes et des inspirations infinies du peuple. Mais Procope était encore debout au milieu de ses fiers Taborites ; Procope protestait contre ce lâche traité, et il fallait que Procope tombât, pour que Rome et l’Empereur pussent entrer à Prague sur le cadavre du prolétariat. Pendant le séjour de Procope à Bâle, il avait donné le commandement des Taborites à Pardus de Horka, lui recommandant de tenir ses troupes en haleine, afin d’intimider sans relâche le concile et le parti catholique. ”
“ Voilà sans doute pourquoi les historiens les confondirent, soit par erreur, soit par malice. Les Picards, qui ne différaient guère des Vaudois acceptés depuis longtemps, étaient chers aux Taborites, et tellement mêles à eux, que toute l’armée de Tabor montrait assez, par sa manière de communier sans appareil, sans observer le jeûne, sans exclure les enfants ni les fous, en un mot, sans aucune des prescriptions de l’église calixtine, qu’elle était picarde, c’est-à-dire qu’elle ne croyait pas à la présence réelle [1] . ”
