Général de Piepape

Élements biographiques

Général de Piepape Revue des Deux Mondes

Elle se fût bien gardée de lui dire un mot de nature à effrayer un homme si timide : c’eût été s’exposer à voir le projet « s’écrouler en un instant. » Dans son affolement, il aurait pu « tout révéler au Régent. » Le plus grand embarras de la cause avait été de se cacher de ce mari pusillanime. « Ce fut, dit Saint-Simon, à cette mômerie que s’aiguisa tout l’esprit de la Duchesse, comme celui du duc du Maine, quand il apprit ces aveux, à jurer de son ignorance, de son aveuglement, de son imbécillité. Pure comédie du ménage ! »
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Général de Piepape Revue des Deux Mondes

Ses veilles se prolongent si avant dans la nuit que Mlle de Launay se plaint d’en être malade. Il faut à la Duchesse des plumes virulentes, dans tous les genres. Elle recourt à Lagrange-Chancel, esprit caustique, « poète et scorpion, » comme on le qualifiait. Elle lui insuffle sa haine et l’incite à se faire pamphlétaire. Dans une réunion nocturne, il lit aux hôtes du château de Sceaux une satire en cinq ou six odes contre le Régent : Les Philippiques. C’est par là, plus que par ses tragédies, qu’il deviendra célèbre.
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Général de Piepape Revue des Deux Mondes

En 1755, par une nouvelle faveur royale, Condé reçut la Toison d’Or des mains du marquis de la Mina, qui l’arma chevalier, en le frappant par trois fois de son épée sur l’épaule gauche. Que lui manquait-il encore, si ce n’est de mériter toutes ces grandeurs ? Il avait ses éperons à gagner.
Cette douce période de début amena très rapidement la naissance de trois enfans : une première fille qui devait mourir bas âge, puis le duc de Bourbon et la princesse Louise, voués l’un et l’autre à des existences ballottées par des événemens tragiques.
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