Résumé

Portrait de Léo Taxil Léo Taxil La religion du crime

Donne-moi un homme, ô Nature, donne-le-moi comme il sort de sa mère, vagissant, aveugle, infirme, sans force, intelligence qui s’ouvre, volonté commençante, et tu verras ce que j’en ferai ! Un homme, rien qu’un homme, ô Nature ! et je te rends un demi-Dieu ! »
Le docteur était debout, pâle, frémissant, l’œil illuminé, les lèvres tremblantes, les bras en croix.
« Oui, dit-il à mi-voix... Oui, c’est possible !... J’en suis sûr !... Je le veux ! »
À ce moment, la porte s’ouvrit et la Trois-Pattes parut sur le seuil.
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Portrait de Léo Taxil Léo Taxil La religion du crime

« Enfant de trahison, dit-il, je ne sais ce qui m’empêche de te traiter comme les bêtes que je tue lentement. Mais non, je ne veux pas que tu meures... Demain les croque-morts emporteront l’infâme qui t’a mise au monde, et demain tu seras vouée, toi, à la plus affreuse des vivisections : la misère. Née dans la honte, tu vivras dans les larmes, dévorée par le cruel vautour. Fille de l’adultère, maudite dans ton berceau, sois maudite dans ton avenir, sois maudite jusque dans ta mort ! »
Le docteur fit quelques pas à travers la pièce.
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Arthur Angedemer.
Arthur Angedemer.
— Ah ! voilà le bel Arthur, dit Irma... Quand on parle du loup...
Et comme un abbé, haut en couleurs, le sourire aux lèvres, venait d’apparaître, encadrant dans le vide laissé par la porte sa stature de géant noir, Irma ajouta presque aussitôt :
— Tiens, un curé ! Ça porte malheur...
— Mesdemoiselles, dit Arthur en passant la main sur sa petite moustache et en découvrant ses dents, qu’il avait fort blanches, M. l’abbé Sacabre était curieux de voir un atelier de polisseuses, et il veut bien vous faire l’honneur de visiter le vôtre.
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