Jean Alexandre C. Buchon

Résumé

Jean Alexandre C. Buchon Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet… (1827)

Cette nuit les Anglois, qui estoient dedans le boulevart de Sainct-Privé, s'en départirent et y mirent le feu; puis passèrent la Loire en des vaisseaux, et se retirèrent en la bastide de Sainct-Laurens. La Pucelle fust cette nuict en grand doute que les Anglois ne frappassent sur ses gens devant les tournelles ; et pour ce, le samedi septiesme jour de mai, environ le soleil levant, par l'accord et consentement des bourgeois d'Orléans, mais contre l'opinion et volonté de tous les chefs et capitaines qui estoient là de par leroy, la Pucelle partit à tout son effort, et passa la Loire.
Source : Gallica

Jean Alexandre C. Buchon Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet… (1827)

A cette vue, les Anglais frémissent et sont frappés d'épouvante; les Français, au contraire, reviennent à l'assaut, et escaladent de nouveau le boulevard. Les habitants d'Orléans, voyant ce qui se passe, dirigent sur la bastille leurs canons et leurs arbalètes, et envoient de nouveaux combattants pour prendre part à la gloire de leurs compagnons d'armes. Les Anglais se défendent avec acharnement ; mais la Pucelle
crie à ses troupes : « Tout est vôtre, entrez. » En un instant le boulevard est emporté, les Anglais se réfugient en hâte dans le fort
Source : Gallica

Jean Alexandre C. Buchon Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet… (1827)

Et cependant ceux d'Orléans abattirent la muraille des fauxbourgs, et remplirent le boulevart, à l'opposite duquel les Anglois formèrent une bastide dans l'église et en l'hostel des Augustins, qui n'estoient du tout abattus ; laquelle bastide, les Anglois fortifièrent de profonds fossés, et de closture; et vinrent souvent faire des escarmouches devant le boulevart; de plus, ils assortirent de merveilleuses bombardes et canons, dont ils firent jeter jour et nuict contre la muraille de la cité, et des tournelles du pont.
Source : Gallica

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