Henri Blaze de Bury,
Shakspeare et ses Musiciens : Roméo et Juliette de Charles Gounod au Théâtre-Lyrique
“ Et quand la musique s’est si mal accommodée du caractère philosophique d’un marquis de Posa, comment supposer qu’elle puisse tirer profit d’un drame qui du début à la fin s’agite dans les profondeurs de la conscience, d’un drame où l’amour joue un rôle si effacé, où l’idée esthétique et morale ramène inexorablement tout à soi, où les coupables et les innocens, les amis et les ennemis, les vainqueurs et les vaincus, tout le monde meurt, où finalement, comme pour châtier la faiblesse du héros qui n’a point su au moment donné se résoudre à verser le sang voulu, un bain de sang inonde le théâtre. ”
