Résumé

Portrait de Edmond Locard Edmond Locard,  Revue Musicale de Lyon

“ Il arrive auprès de Brünnhilde ignorant de l’amour : la Walkyrie de son côté, a de l’amour humain sinon une incompréhension totale, du moins une notion imprécise. Chez l’un comme chez l’autre, les sens n’ont point parlé. Ils s’éveillent chez le héros à la vue de Brünnhilde endormie, au moment où soulevant le heaume il aperçoit la chevelure flottante. Le trouble l’envahit avant même qu’il ait enlevé la cuirasse. C’est alors seulement que la notion du sexe apparaîtra, traduite si subtilement par le thème de la peur. ”
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Portrait de Edmond Locard Edmond Locard,  Revue Musicale de Lyon

“ L’intention dramatique évolue nettement dans la direction de la bouffissure et de l’emphase de mauvais goût. Mireille, au contraire, brille par d’exquises qualités de simplicité. C’est pourquoi le premier acte procure aux oreilles lassées par tant d’auditions précédentes, diversement pénibles, une sensation de repos qui n’est point à dédaigner. Par contre, et comme il est d’usage chez Gounod, l’intérêt et le charme suivent un descrescendo regrettable. Là, comme dans Roméo d’ailleurs, une bonne politique serait de quitter la salle dès le 2e acte fini. ”
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Portrait de Edmond Locard Edmond Locard,  Revue Musicale de Lyon

“ Il nous a semblé que l’innovation apportée avait surtout consisté à rendre plus intérieure, plus contenue, et d’apparence plus froide la passion qui anime ce personnage, que don José n’a pas absolument tort de traiter de diabolique. Il en est résulté que les scènes de séduction ont été moins chaudes, moins vivantes qu’il n’aurait fallu : mais dès l’instant où Carmen cesse d’aimer don José, où elle entre en révolte contre le caractère brutal de son amant, le jeu de Mme Mazarin a pris toute sa valeur, et, dans les deux derniers tableaux, elle a été, à mon sens, excellemment dramatique. ”
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