Edmond Locard,
Revue Musicale de Lyon 1903-11-10…
“ En face de Siegfried chez qui prédomine la sexualité, ils incarnent l’amour pur. Leur passion est le composé de toutes les névroses, elle est pathologique, soit, elle n’est pas irréelle. La recherche de l’au-delà n’est pas une face inexistante du cœur humain. Je plains celui qui, fût-ce pendant une heure, n’a pas senti frémir et pleurer, au plus profond de son être, l’âme de Tristan, celui qui n’a pas poursuivi, une fois en sa vie l’irréel, et tenté de saisir l’insaisissable. Au delà d’une certaine limite, l’amour, sans pouvoir les obtenir jamais, exige l’infini et l’absolu. ”
