G. Perrot

Élements biographiques

G. Perrot,  Revue des Deux Mondes

“ Il y a là une profondeur d’observation, une richesse de contrastes, une connaissance du cœur de la femme, dont rien dans la tragédie antique, si ce n’est quelques scènes d’Euripide, ne peut donner l’idée. Pour l’homme moderne, qui doit à la femme ses plus chères joies et ses plus mortelles douleurs, un théâtre d’où les femmes sont absentes ne sera jamais qu’un théâtre incomplet.
C’était pourtant, lui aussi, un génie humain et tendre, sous son apparente rudesse, que le grand Eschyle. Voyez par exemple la première scène du Prométhée.
”
Source : Wikisource

G. Perrot,  Revue des Deux Mondes

“ L’antiquité grecque a été la richesse, parce qu’elle a été la liberté même. Chez elle, aucune imitation de littératures antérieures ou de modèles réputés classiques ne gênait la marche de la pensée, et ne dépouillait les sentimens naturels au cœur de l’homme de cette première fleur de naïveté qu’il leur est devenu parmi nous si difficile de retrouver. En Grèce, par un rare bonheur, les poétiques n’ont pas précédé la poésie ; tous les genres y sont nés, sans réflexion ni théories, du mouvement spontané de l’imagination, sincèrement émue par le spectacle du monde et les accidens de la vie. ”
Source : Wikisource

G. Perrot,  Lettres inédites de Voltaire

“ Le temps approche, nous l’espérons, où il sera enfin possible de parler de Voltaire, comme de Lucien ou d’Érasme, avec une pleine liberté de jugement. Beaucoup d’honnêtes gens, chaque fois qu’ils rencontrent sur leur chemin, dans l’histoire des lettres ou de la société, le grand nom de Voltaire, se croient encore obligés de lever les bras au ciel et de se voiler la face, ou de jeter en passant, par respect humain, une pierre à la statue. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature