Ernest Boysse

Élements biographiques

Ernest Boysse,  Le Théâtre des jésuites (1880)

“ Le Jouéur de Regnard est toujours comique; mais quand nous le lisons, il nous vient quelquefois à l'esprit que dans un drame fondé sur la passion du jeu, il devrait y avoir quelque mot de douleur et d'effroi. Le Père Porée a su, dans sa comédie, faire la part à l'élément tragique, et il l'a faite avec discrétion. Rien de romanesque, rien d'inattendu, rien qui sente les coups de théâtre. Après nous avoir montré le joueur, tantôt ravi de joie, tantôt désespéré, selon les chances ; après nous avoir fait rire à ses dépens, il amène
près de ce joueur en train de se ruiner un joueur déjà ruiné.
”
Source : Gallica

Ernest Boysse,  Le Théâtre des jésuites (1880)

“ Pour l'élève, Rollin voit dans le théâtre une occasion de négliger les devoirs ordinaires. Mais le plus grand inconvénient, aux yeux de l'auteur du Traité des études, «c'est le danger qu'il y a que cette sorte d'exercice ne fasse naître dans l'esprit du maître et des écoliers, comme cela est assez naturel, le désir de s'instruire par leurs yeux de la manière dont on doit déclamer la tragédie; de fréquenter pour cela le théâtre, et de prendre pour la comédie un goût qui peut avoir des suites bien fâcheuses, surtout à cet âge. » ”
Source : Gallica

Ernest Boysse,  Le Théâtre des jésuites (1880)

“ Ainsi, dans la première partie, ce sont les passions qui donnent naissance à l'Idolâtrie; c'est l'orgueil qui porte Nabuchodonosor à se faire adorer comme un Dieu; c'est la peur qui pousse les hommes à diviniser la faim, la maladie, les procès, la guerre, dans l'espoir d'en être traités plus favorablement ; c'est l'amour du plaisir qui élève des autels à Momus et à Bacchus. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature