Louis-Benoît Picard Le Gilblas de la Révolution, ou Les confessions de Laurent Giffard… (1824)

Je compris que madame Lefèvre n'avait pas voulu apprendre la vérité au marquis, et, comme je n'étais pas un méchant homme, je me
bornai à lui dire que je ne savais rien sur M. Henri. Je n'avais pu m'empêcher de sourire en répondant de la sorte. Ne voilà-t-il pas que le marquis s'avise de penser que le jeune homme est près d'une maîtresse. Je profite de cette idée qui lui passe par la tête; et même, pour mieux dérouter les soupçons, j'arrange un petit roman qui achève de persuader au marquis que son fils fait la cour à une femme célèbre par plus d'une avanture galante.
Source : Gallica

Louis-Benoît Picard L'Exalté, ou Histoire de Gabriel Désodry sous l'ancien régime… (1824)

« Je souffre tant, que je ne » peux rien porter sur moi, » dit-il en ôtant son grand cordon de l'ordre de la réunion. Qu'on juge s'il était d'humeur d'entendre les doléances de Désodry, qui se plaignait de tout le monde. Duclair retrouva toute sa force et toute sa santé, non pour consoler son ami, mais pour le railler, le persiffler. A l'entendre, tout venait de la faute de Désodry. Il donnait raison à ses enfans, à Dervieux, au chevalier et à la comtesse de Corbin. Désodry, se rappelant les premiers temps de leur liaison, traitait Duclair en lui-même d'impertinent et d'ingrat.
Source : Gallica

Louis-Benoît Picard Discours prononcés dans la séance publique tenue à l'Institut par la classe de la langue et de la littérature françoises… (1807)

C'est dans cette gloire, que l'homme de lettres entrevoit le prix le plus flatteur, le plus éclatant de ses veilles; c'est cette gloire , qui, dès votre institution, Messieurs, devenue le plus bel appanage de votre illustre compagnie, la rendit dépositaire de tous les genres de poésie et d'éloquence; C'est cette gloire, enfin, qui, dans le cœur d'un octogénaire, étouffant le sentiment intérieur de sa foiblesse, et ne cessant d'éblouir ses yeux par l'éclat qu'elle se plaît à répandre sur l'importance de vos travaux, le flatta de l'espoir d'être un jour admis à les partager.
Source : Gallica

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