Résumé

Jean André Réfuveille Alain Blanchart, ou Le siège de Rouen en 1418… (1850)

RAOUL, s'avançant, l'épée à la main.
Assassin, de ton crime, ici, reçois le prix.
ALAIN BLANCHART, à Raoul.
Non, laisse-moi le soin de venger ta colère;
Ne frappe pas : un lâche est digne de mépris.
A Guy le Bouteiller.
Toi qui voulais ternir l'honneur de ma famille, J'attache à tes remords, à ta punition, L'opprobre de ce jour où j'ai sauvé ma fille, Où je meurs, te donnant ma malédiction.
GUY LE BOUTEILLER, à part.
Je ne sais en mon cœur quel trouble involontaire M'agite, et malgré moi fait tomber mon courroux; La vengeance m'échappe et leur voix la fait taire.
Source : Gallica

Jean André Réfuveille Alain Blanchart, ou Le siège de Rouen en 1418… (1850)

Aux Anglais, non, ta main rebelle Ne peut livrer tes monuments.
Rouen, pour te sauver peut-être, Tes fils se lèvent comme moi ; Tu ne changeras pas de maître, Tant que ce cœur battra pour toi.
TOUS LES ASSISTANTS, excepté GUY LE BOUTEILLES.
Tu ne changeras pas de maitre, Tant que nos cœurs battront pour toi.
ALAIN BLANCHART.
Maintenant, aux remparts il est temps de se rendre: Que jamais l'ennemi ne puisse nous surprendre.
MATHILDE, Mon père, un mot : Raoul.
ALAIN BLANCHART.
Je l'attends.
MATHILDE.
J'en mourrai.
GUY LE BOUTEILLER, à part.
Mathilde va rester; dans peu je reviendrai.
Source : Gallica

Jean André Réfuveille Alain Blanchart, ou Le siège de Rouen en 1418… (1850)

De tant d'audace et tant d'outrage, Tous deux, je saurai vous punir.
MATHILDE.
Raoul, j'ai vengé ton courage, Rien ne saurait me retenir ; De tant d'audace et tant d'outrage, C'est moi qui viens de le punir.
RAOUL.
Tu crois échapper à ma rage, Rien ne peut plus me retenir ; De tant d'audace et tant d'outrage, Lâche, je saurai te punir, Guy le Bouteiller sort en menaçant les deux fiancés. Raoul et Malhilde rentrent dans la coulisse. Une toile se lève : le théâtre change.
Source : Gallica

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