Jules Tremblay

Résumé

Jules Tremblay,  Les ferments

“ Bons chiens de garde aimant à vivre altiers et libres,
Ayant le cœur loyal et d’honnête équilibre ;
Ils étaient, dans les os, restés francs campagnards,
Mais, libres, ils plaignaient vos embauchés cagnards ;
Ils adoraient leur Dieu sans craindre les risées,
Suivant avec amour les austères brisées
Dans les traditions qui font les hommes grands
Et les gardent petits dans l’âme des parents.
« La gloire des cités émancipe les races, »
Dites-vous ! Cette gloire a des rançons voraces.
C’est nous qui les payons de fatigue sans fin,
En cachant à vos yeux le spectre de la faim.
”
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Jules Tremblay,  Les ferments

“ Les blés semés, germés, dorés, mûris, coupés,
Pour remercier Dieu rouvrent les poings crispés.
Ce n’est pas en voyant s’épanouir la glèbe
Sous le regard ému des vieux et de l’éphèbe
Que l’homme peut gémir et se frapper le front ;
Et l’heure vient, peut-être, où les maux finiront,
Guéris par les sueurs qui baignent les araires,
Et montrent aux humains les saints itinéraires
Où, s’élevant toujours vers l’immortalité,
Dans un rêve pieux l’âme ait sa liberté.
”
Source : Wikisource

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