Résumé

François Bouchard L'Abbaye de Cluny. (Signé : F. Bouchard… (1844)

Que dis-je? De la science humaine ô merveilleux prodige ! Ton art, baguette d'or aux mains d'un nécroman, Ressuscite à mes yeux le colosse roman, Fixe de ses contours les lignes indécises,
Relève chaque pierre assises par assises, Restaure ses vitraux et ses autels détruits ; Et puis, sous ses arceaux par tes soins reconstruits, Ta muse qui se plaît à fouler les décombres, Comme la Pythonisse, évoque aussi lés ombres De ces soldats du Christ, de ces pâles abbés ; Blanchis dans la prière et par l'âge courbés.
Source : Gallica

François Bouchard L'Abbaye de Cluny. (Signé : F. Bouchard… (1844)

Adieu la jeune épouse, ange qui prie et veille Au foyer où ton coeur se réchauffait la veille! Adieu ces blonds enfants jouant sur tes genoux, Dont la voix balbutie: « oh ! reste auprès de nous ! » Mais cet amour de l'art qui dévore la vie, Soif toujours renaissante et jamais assouvie, Te rend sourd à leur voix : tu te lèves, tu pars. Salut, beaux monuments sur notre sol épars , Merveilles de la foi dont la France est semée, Et que d'un oeil distrait effleura Mérimée! O bonheur! et comment le peindre avec des mots, Quand, dans ton odyssée à travers nos hameaux
Source : Gallica

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