Aimé Giron,
La Famille de La Marjolaine, par Aimé Giron…
(1895)
“ C'est vous, monsieur de la Marjolaine? — Oui, bien moi; et vous voilà, Maës? Je m'en félicite pour vous et pour moi. — D'autant qu'il y avait à parier une cruche d'eau contre une tonne d'arack, qu'avec ce brigand de vent, cette gueuse de mer, nous étions flambés aussi : car tout a péri, les gens, la pêche, le chargement, le dogre, la fortune, tout enfin et d'un seul coup. — Je plains mes pauvres matelots, mais je me console du reste, répondit M. de la Marjolaine en usant de muscles et de prudence pour s'asseoir sur la carène, puisque j'ai sauvé ce qui seul me tenait au cœur! ”
