M. de Saint-Blaise

Résumé

M. de Saint-Blaise Le Tour du monde

On est frappé de l’aspect calme et doux du paysage ; les lignes en sont arrondies, les couleurs vives et d’une fraîcheur extrême. Jusqu’au sommet des montagnes les plus élevées, l’œil ne découvre que des bois, des champs et des prairies, parsemés d’innombrables chalets. Pas un rocher qui vienne répondre à l’idée d’âpreté et de vie sauvage qu’éveille le seul nom de Norvége. Toute la partie méridionale du pays présente, en général, ce caractère agreste particulier au Jura et aux montagnes du midi de l’Allemagne ; ce n’est qu’à partir du Sognefjord que la nature alpestre commence.
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M. de Saint-Blaise Le Tour du monde

Les nuits sont, dans les pays du nord, si claires qu’on peut parfaitement voyager sans soleil, même dans des chemins difficiles. Mais ici il n’y avait pour ainsi dire aucune route tracée, du moins visible à nos regards profanes ; nos guides et nos chevaux la devinaient. Au lever du soleil, vers trois heures du matin, nous étions dans la région des neiges éternelles ; de loin les pics de Horuntinderna élevaient dans les airs leurs dentelures fantastiques, dorées par l’astre levant ; sur le second plan, un torrent d’eau glacée se précipitait dans la vallée.
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M. de Saint-Blaise Le Tour du monde

La route conduisant de Fleckefjord à la petite ville de Ekersund, où nous allons passer la nuit, longe d’abord les rives du lac de Lundesvand, d’un aspect charmant et bordé de montagnes rappelant les Alpes ; après avoir contourné l’extrémité du lac, on pénètre dans une jolie vallée boisée où, de loin en loin, le bruit d’une cascade rompt le silence du paysage. Parfois, comme dans le voisinage d’Eide, la route passe au pied d’une chute magnifique ; mais, à partir de là, elle s’engage dans un pays de plus en plus triste et plus stérile qui conserve ce caractère jusqu’à Stavanger
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