Juliette Adam,
Récits du golfe Juan. Patrie. La Pêche au feu…
(1875)
“ « Sont-ils morts tous deux? murmure-t-elle d'une voix si éteinte qu'elle-même ne s'entend pas. — Où peut se cacher l'auteur d'un crime aussi épouvantable? s'écrie la foule qui se lamente. — C'est l'Allemand ! répondent à la fois Antonin et Antonine. Lui seul était jaloux d'Ammel; lui seul a pu l'assassiner ! — Ammel, entends ma voix ! Ne meurs pas, mon enfant adoré, redit Mme Siéyès, qui couvre de baisers la tête de son fils. Retiens ton existence pour l'amour de ta mère, pour l'amour de Lia, de Lia! » ”
