Résumé

Portrait de Juliette Adam Juliette Adam Récits du golfe Juan. Patrie. La Pêche au feu… (1875)

« Sont-ils morts tous deux? murmure-t-elle d'une voix si éteinte qu'elle-même ne s'entend pas.
— Où peut se cacher l'auteur d'un crime aussi épouvantable? s'écrie la foule qui se lamente.
— C'est l'Allemand ! répondent à la fois Antonin et Antonine. Lui seul était jaloux d'Ammel; lui seul a pu l'assassiner !
— Ammel, entends ma voix ! Ne meurs pas, mon enfant adoré, redit Mme Siéyès, qui couvre de baisers la tête de son fils. Retiens ton existence pour l'amour de ta mère, pour l'amour de Lia, de Lia! »
Source : Gallica

Portrait de Juliette Adam Juliette Adam Récits du golfe Juan. Patrie. La Pêche au feu… (1875)

Admirant la beauté de Lia, il admirait un cadre digne du portrait. Il se réjouissait à l'idée que l'ennemi de notre sol n'avait point foulé ce rivage, qu'il ne s'était point désaltéré dans cette eau pure.
Soudainement Ammel est pris, saisi, emporté par un irrésistible élan de lyrisme. Il veut embrasser la montagne, s'agenouiller sur ses roches. Le jeune patriote est dans l'un des plus beaux temples de la nature française. Il élève son coeur vers la divinité du lieu, vers la patrie; il l'évoque, debout sur une pierre, comme d'une tribune en un lieu saint.
Source : Gallica

Portrait de Juliette Adam Juliette Adam Récits du golfe Juan. Patrie. La Pêche au feu… (1875)

UN JOUR DE MAI. 283
dans les lueurs du crépuscule, c'est Lia qu'il aime, et elle se réjouit de son amour. La foule, le bruit, la musique, les danses, les regards d'Ammel, sa passion, la poésie des discours du jeune Provençal, le grand cadre du paysage de la Siagne, tout a si bien enflammé l'imagination de la belle Américaine, qu'appuyée à ce balcon, rêveuse, le coeur inondé de flots de tendresse, elle voudrait, comme Juliette, parler d'amour à celui qui le matin lui redisait les serments de Roméo.
Source : Gallica

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