Résumé

Albert Fornelles La campagne de l'Invincible : souvenirs de la piraterie barbaresque (1882)

Pourquoi suis-je venue à Naples ? Pourquoi ne m'a-t-on pas laissée retourner au couvent ? A quoi suis-je utile en ce monde, si ce n'est à jeter le trouble et le malheur, à mettre aux prises tous ceux que j'aime ?. Mon Dieu, ouvrez-moi donc votre maison ! Qu'on en ferme sur moi les portes et qu'il ne soit plus jamais question de moi sur cette terre !
Georges se raidit contre son émotion. Le pâle visage de Marthe, tout inondé de pleurs, brillait d'une exaltation surnaturelle. Ses petites mains se joignaient dans un tremblement convulsif. Sa taille ployait comme un lis brisé par l'orage.
Source : Gallica

Albert Fornelles La campagne de l'Invincible : souvenirs de la piraterie barbaresque (1882)

Hassem poursuivait :
– Le docteur commande aux esprits impurs qu'Eblis souffle dans le corps, ainsi qu'aux balles que les hommes envoient. Mézerdin le savait et l'a happé sur le grand chemin pour son maître Hussein.
– Mézerdin ! fit Georges. Ho ! ho ! ceci est plus sérieux.
L'aspirant, si bavard d'ordinaire, réfléchissait profondément. Il se décida enfin à prononcer un nom qu'on ne prononçait plus jamais sur l'Invincible :
– Je crois que je devine, capitaine. Le jour de notre arrivée à Smyrne, le commandant, qui avait fait chercher le major Quarelles, ne put parvenir à le joindre.
Source : Gallica

Albert Fornelles La campagne de l'Invincible : souvenirs de la piraterie barbaresque (1882)

Répondras-tu, docteur maudit ? C'est donc ce cadavre du diable, et j'avais bien raison de...
– Ce n'est pas lui, cria Quarelles, luttant en hâte contre le nouveau danger qu'il voyait poindre. Les cadavres des pestiférés sont plaqués de taches noires, et en pourriture avant d'être ensevelis... Ceux qui ont la peste, ce sont trois de tes hommes, Mézerdin !... Les voilà !... ajouta-t-il, en désignant du doigt les trois malades qui grelottaient accroupis près d'un rouleau de cordes. Les voilà !... Regardez leurs yeux hagards, leur visage livide, leurs genoux tremblants. Regardez-les.
Source : Gallica

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