Georges Maldague

Résumé

Georges Maldague La magnétisée (1885)

Philippe saisit le poignet du docteur, et le lui serrant à le briser...
— Vous dites... qu'elle est morte ?...
— Morte ! répéta le médecin de Varville.
Le regard du filateur, empreint d'un égarement effrayant, fit le tour de la pièce, comme pour chercher une arme destinée à abréger sa souffrance. Les pistolets avaient été jetés à travers champs; ses yeux ne rencontrèrent aucun engin de meurtre. Comprenant sa pensée, M. Pertin, rendu à la liberté de ses mouvements, lui prit la main à son tour :
— Comportez-vous en homme, dit-il, étouffé par l'émotion, il vous reste des devoirs à remplir.
Source : Gallica

Georges Maldague La magnétisée (1885)

Chassez de votre
cœur le sentiment qui l'obsède; ne songez plus à Claire Daumier, il n'existe aujourd'hui que Mme Farinval. Je le répète : vous êtes jeune, quand vous le voudrez, vous trouverez une compagne digne de vous....
Claire parlait précipitamment, en proie à une agitation croissante, à demi tournée vers la porte qu'elle craignait à tout instant de voir s'ouvrir.
Paul Henry qui l'écoutait, le regard rivé au parquet, l'interrompit avec un geste bref.
— Jamais ! fit-il ; lorsqu'on aime comme j'ai aimé, comme j'aime toujours, il n'est point possible d'avoir deux amours...
Source : Gallica

Georges Maldague La magnétisée (1885)

Les paupières enflammées de Bertine Ricout s'humectèrent, et une larme, la première versée depuis trois mois, roula entre les plis de sa joue.
— Je te crois, murmura-t-elle, je te crois,ma fille; tu es un ange, et, s'il y a un paradis, ta place s'y trouve marquée d'avance. Je te crois ; mais la vie est bizarre... on manque même involontairement à une promesse, un serment on le tient toujours... Jure, jure que Jeanne aura droit plus tard, aussi bien qu'aujourd'hui, au foyer des Farinval, et puisque tu dis que
les sentiments de ton mari sont les tiens, jure pour lui...
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature