Marie-Anne Robert, Les Ondins, conte moral
“ L’Amour qui l’examinoit, s’apperçut de son trouble ; il ordonna à la Modestie de se retirer, croyant qu’elle seule s’opposoit à son bonheur. Cet ordre redoubla les craintes de Brillante qui se jetta dans les bras de la Déesse : Au nom des Dieux, dit la Princesse saisie de crainte, demeurez & secourez-moi. Hélas ! que deviendrai-je si vous m’abandonnez ? L’Amour n’est qu’un trompeur qui cherche, sans doute, à me séduire ; par pitié, aidez-moi à le fuir. Qui vous a donc inspiré d’aussi mauvaises idées de l’Amour, reprit ce Dieu en colere ? ”
