Résumé

Portrait de Thierry Sandre Thierry Sandre L'Histoire merveilleuse de Robert le Diable

La marmaille emboîte le pas à l’innocent, les sarcasmes éclatent; on bouscule le pauvre diable, on le houspille, on le tourmente; on le frappe, on le lapide; et tant et tant que, lapidé, frappé, tourmenté, houspillé, bousculé, moqué, injurié, Robert, n’en pouvant plus, prend enfin la fuite, et, hors d’haleine, gagne en toute hâte, à bout de forces, son lit de paille sous l’escalier de la chapelle.
Là, du moins, c’est pour lui la paix et le repos. A l’intérieur du palais, on observe la volonté de l’Empereur, nul n’inquiète Robert; il peut aller où bon lui semble.
Source : Gutenberg

Portrait de Thierry Sandre Thierry Sandre L'Histoire merveilleuse de Robert le Diable

Robert pressenti ne témoigna qu’une grande joie de ce qu’on lui promettait.
—«Mais c’est dur métier, Robert, que métier de chevalier», lui dit le duc sévèrement, «et métier qui exige bon cœur autant que bon bras, et cœur loyal autant que bras fort. Jamais chevalier ne doit s’attaquer qu’à plus puissant que lui, il doit protection aux faibles, défense aux chétifs, et respect aux serviteurs de Dieu. Saurez-vous bien vous amender, Robert, et devenir bon chevalier?»
Source : Gutenberg

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Mais le Chevalier Blanc leur ouvre le chemin de la victoire. Il brandit son épée brillante, et les Turcs tombent, ou cèdent.
—«Après lui! Après lui!» crie l’Empereur. «Les lui laisserez-vous tuer tous?»
Les Romains répondent par des cris terribles. Le Chevalier Blanc pousse toujours. Des vides se forment à son approche. Les Romains en profitent. La panique gagne la brigade turque accourue au secours de l’avant-garde. Le sang coule. Les Turcs tombent. Les Romains progressent. Le Chevalier Blanc, diable déchaîné, entraîne la déroute des ennemis.
Source : Gutenberg

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