Résumé

Louis Geoffroy Napoléon et la conquête du monde

« Qui te l’a dit ? reprit Napoléon avec égarement.
— « Personne. Faites comme il vous plaira.
— « Non ; tu vivras roi, avec ton sceptre, ta cour, tes palais, tes trésors.
— « À la bonne heure ! »
Et tous deux se turent encore. Mille sentiments déchiraient le cœur de l’empereur ; le soldat roi s’en aperçut, et se levant :
— « Sire, il faut vous décider ; si votre majesté le veut, je me tue ! et personne n’aura rien su... ou bien j’attendrai que l’on me... »
L’empereur tourna les yeux sur lui, et des larmes y coulaient ; il tendit la main à Guillaume Athon, qui la saisit et la baisa.
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Louis Geoffroy Napoléon et la conquête du monde

« La Pologne est relevée, elle reparaît puissante parmi les autres états de l’Europe.
« Depuis long-temps je méditais le moment de sa résurrection.
« Polonais ! votre dévoûment à ma personne et votre admirable courage m’avaient inspiré de la reconnaissance... Je paie aujourd’hui ma dette... Vous avez une patrie... et voilà votre roi !... »
En ce moment, Napoléon baissa la main jusque sur la tête de Poniatowski debout et au-dessous de lui ; c’est ainsi qu’il le désigna, et ce geste, ainsi que ses paroles, furent accueillis par des cris d’enthousiasme et d’admiration.
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Louis Geoffroy Napoléon et la conquête du monde

Le temps était calme, la navigation rapide et heureuse, et l’approche de Sainte-Hélène, île de repos pour les navires dans ce grand voyage de l’Inde, était un autre bonheur pour les matelots et l’armée, qui allaient renouveler l’eau et les vivres, et toucher la terre.
L’amiral Duperré, commandant le vaisseau, vint prendre les ordres de l’empereur, et lui demanda quand il faudrait aborder.
— « Jamais ! » répondit ou plutôt cria Napoléon.
Tous étaient pétrifiés d’étonnement et presque de terreur.
— « Que le vaisseau s’éloigne au plus tôt de l’île, sans y aborder. »
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