Charles-François-Marie d' Harcourt

Élements biographiques

Charles-François-Marie d' Harcourt Quelques réflexions sur les lois sociales (1886)

L'armée, au contraire nous offre un exemple de carrière où ni les lois ni les usages n'empêchent de s'élever du plus humble emploi jusqu'aux plus brillants : on s'engage parfaitement simple soldat, avec la certitude d'avoir le lendemain à balayer la cour et autre chose, pour l'espérance d'arriver plus tard général en chef. Dans l'état militaire, tous les règlements semblent conçus en vue d'encourager le désir de l'avancement, et l'on va jusqu'à dire, sans rire, au plus lourdaud des paysans arrivant de son hameau, qu'on lui donne dans sa giberne le bâton de maréchal de France.
Source : Gallica

Charles-François-Marie d' Harcourt Quelques réflexions sur les lois sociales (1886)

Mais admettons, si vous voulez, que les ouvriers de la grande industrie se trompent, quand ils se croient des victimes, admettons, malgré eux, que nos lois soient faites pour leur bonheur, et sans entrer dans aucune discussion sur telle ou telle de ces lois, plaçons-nous au point de vue le plus élevé, pour juger de l'esprit général qui y règne. N'est-il pas un principe qui domine aujourd'hui toute notre législation, la loi des majorités? Ce principe, si je ne me trompe, consiste en ceci : Quand la moitié plus un des citoyens aura un désir, ce désir aura force de loi.
Source : Gallica

Charles-François-Marie d' Harcourt Quelques réflexions sur les lois sociales (1886)

Depuis une quinzaine d'années, l'instabilité du gouvernement a été telle, que, successivement, tous les partis se sont trouvés maîtres, du pouvoir : tous ont agi de même, comme si l'intelligence, avec ce qu'on appelle pompeusement l'instruction, c'est-à-dire ce qui s'apprend dans les livres, suffisait à tout. En d'autres siècles, en d'autres pays, l'expérience a son prix, chez nous elle n'en a plus.
Source : Gallica

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