Léon Larivière Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1892)

Un État peut cesser d'exister à la suite d'événements divers. Il peut, par annexion volontaire ou violente, se trouver absorbé entièrement par un autre État, ou par plusieurs autres dont il devient province ou département. Il y a alors extinction complète de sa personnalité, et nous en avons vu les conséquences sous le titre des annexions. Si, sans perdre entièrement sa personnalité, il se trouve rattaché simplement à d'autres États par un lien fédératif, il n'y a pas là, à proprement parler, extinction d'un État, mais une simple restriction à l'exercice de sa souveraineté.
Source : Gallica

Léon Larivière Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1892)

« L'union personnelle, dit M. de Martens, ne détruit pas la personnalité internationale de chacun des États ainsi unis. Ils peuvent avoir une représentation différente au dehors, conclure séparément et librement des traités, même se faire mutuellement la guerre (1) ». Ces États sont unis seulement dans la personne du souverain commun : chacun d'eux se gouverne d'après ses propres lois ; chacun a une organisation distincte ; ils sont indépendants l'un et l'autre. La souveraineté de chaque État demeure sans altération, mais un seul prince est à la tête des deux États (2) .
Source : Gallica

Léon Larivière Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1892)

Mais dans le droit international public, aussi bien que dans le droit privé, s'il est vrai et équitable de proclamer l'égalité des individus au point de vue moral et juridique, on est bien forcé de reconnaître partout l'inégalité de fait, l'inégalité réelle entre chacun, sur une foule de points. Il est incontestable que de tout temps, lorsque des Etats ou des souverains ont passé ensemble des traités, presque toujours l'un des contractants se trouvait être plus puissant que l'autre.
Source : Gallica

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