Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1867

L’antiquité est souvent plus moderne qu’on ne le croit, il arrive que le passé ressemble étrangement au présent, et qu’on peut avoir un mérite d’actualité même en parlant de la Grèce et de Rome. C’est ce que prouve une fois de plus le livre de M. Perrot : en nous entretenant du droit public d’Athènes, il nous fait à chaque instant songer à nous. Notre société est toute démocratique, et depuis un demi-siècle son histoire ne se compose que des efforts qu’elle fait pour démocratiser son gouvernement.
Source : Wikisource

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1867

Une paix durable et le bon vouloir des hommes capables de diriger l’opinion peuvent seuls guérir l’irritation haineuse que les actes de mauvais gouvernement ont excitée dans les populations de l’empire. Tout s’est aigri en Autriche par les fautes du despotisme et les misères qui viennent à sa suite : avec la liberté et le progrès vers le bien-être, les choses et les esprits s’adouciraient.
Source : Wikisource

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1867

Et pourtant le peuple s’en méfiait encore, et il avait pris contre eux les précautions les plus minutieuses. A Rome, le sénat est un corps conservateur et aristocratique. Les membres qui le composent sont les plus grands personnages de l’état, ceux qui ont occupé les premières magistratures, et, à moins qu’un arrêt des censeurs ne les en expulse, ils y restent toute leur vie. Le sénat d’Athènes est tiré au sort parmi tous les citoyens, et il n’est nommé que pour un an : on ne veut pas lui laisser le temps de s’habituer au pouvoir.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature