Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1866

Les plans de politique étrangère ne peuvent plus être l’œuvre solitaire d’un homme ou de quelques-uns. Pour être sains et féconds, il faut maintenant qu’ils soient compris, adoptés, voulus par les masses nationales. Les grandes lignes de la politique des peuples éclairés et industrieux ne comportent plus le secret ; elles doivent être tracées en traits éclatans dans l’opinion publique. La politique internationale moderne ne peut plus être capricieuse, tortueuse, ambiguë ; l’école de l’art pour l’art n’y est plus possible.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1866

On pouvait, par une déclaration nette et catégorique en faveur soit de la Prusse, soit de l’Autriche, rendre la guerre impossible, tout en assurant une réforme de la confédération allemande et la restitution de Venise à l’Italie. On a mieux aimé la politique du laisser-faire. De bonnes gens, avec la meilleure intention d’être profonds et habiles, se croyaient près de réaliser à leur profit le vieil adage : inter duo dimicantes.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1866

Il était imprudent et inhumain d’attendre des accidens ou de la conclusion dialectique d’un débat de chancellerie la formation des alliances militaires qui eussent pu sauver ou soulager la Pologne. On vit avec un serrement de cœur la triste fin de la question polonaise. Cette péripétie dut vivement frapper le gouvernement français ; on sentit l’effet de cette émotion généreuse dans l’expédient de la proposition d’un congrès œcuménique. L’idée du congrès était, elle aussi, une conception de philosophe plutôt qu’une combinaison de politique.
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