Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 octobre 1866

La puissance de guerre de la Prusse provient tout entière d’une obligation semblable reconnue et acceptée par un peuple dont le patriotisme avait été blessé par les plus cruels revers. On est soldat en Prusse parce qu’on est citoyen, et les qualités militaires y sont l’effet immédiat de la vertu civique. Or nous avons beau en France entretenir par notre indifférence et notre inertie politique intérieure la magnifique ignorance où nous sommes de ce qui se passe chez les autres peuples ; il ne dépend pas de nous d’arrêter le mouvement général des choses.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 octobre 1866

L’unité de sa carrière, son élévation, uniquement due à la prééminence du talent déployé dans l’ordre des services professionnels seront aussi un noble et fortifiant exemple pour les hommes de cœur voués aux fonctions publiques, pour cette grande école de constans et modestes travailleurs sur lesquels la France à travers ses aventures doit toujours compter, et qui sont obligés de dominer comme des stoïciens les mouvemens de la fortune politique.
L’Autriche cherche en ce moment la vertu réparatrice que peut apporter aux désastres d’un empire l’avènement au pouvoir d’un homme de mérite.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 octobre 1866

Pour obtenir d’un peuple la constitution d’une armée vraiment efficace d’un million d’hommes, il faut que ce peuple mette son cœur dans cette œuvre de patriotisme. Le moyen d’obtenir cet élan dans le sacrifice n’est point de marchander les garanties de la liberté et de la dignité des discussions, de laisser subsister les obstacles qui restreignent l’initiative de la représentation ordinaire du pays.
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