Résumé

A propos de "la Débacle" , par le général Morel (1893)

Comme tout le monde, nous avons lu le roman militaire intitulé « la Débâcle », titre à grand effet, mais peu justifié par une fiction invraisemblable présentée sous les couleurs de la réalité, dans six cents et quelques pages, brillantes et émouvantes parfois, indigestes et ordurières souvent, comme, d'ailleurs, tout ce qu'a écrit l'auteur.
A l'encontre du plus grand nombre, quelques comptes rendus, nuageux et évasifs dans leurs appréciations, se complaisent avec trop de bienveillance à y voir « une fois de plus » ce qu'ils osent appeler « le merveilleux talent du maître ».
Source : Gallica

A propos de "la Débacle" , par le général Morel (1893)

Un chef capable n'aurait-il pas su mieux grouper ses forces, coordonner ses efforts, faire concourir ses troupes à l'exécution d'un plan sagement déterminé, bien étudié et bien préparé ?
Si, abandonné à lui-même, réduit à un seul corps d'armée, le maréchal de Mac-Mahon ne s'était pas follement aventuré, avec un courage héroïque mais imprudemment audacieux, dans une bataille inégale; s'il n'avait pas engagé ses troupes, si braves fussent-elles, contre un ennemi près de six fois supérieur en nombre
Source : Gallica

A propos de "la Débacle" , par le général Morel (1893)

Le plus simple examen des combats nombreux et sanglants et des quelques victoires remportées malgré tant de causes multiples d'infériorité, démontre péremptoirement qu'il n'y avait pas dans l'armée française autant d'indignité, d'incapacité, d'indiscipline, d'obscénités et d'ordures que l'auteur se complaît à le dire. Donc, ce roman d'une escouade et de ses chefs hiérarchiques n'est qu'une fiction, mais une fiction empreinte de l'intention manifeste de peindre la réalité sous un aspect nuisible.
Source : Gallica

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