“ Là, je me tue à vos genoux ! Car ma détresse est infinie, Et la tigresse épouvantable d’Hyrcanie Est une agnelle au prix de vous. Oui, céans, cruelle Clymène, Ce glaive qui, dans maints combats, Mit tant de Scipions et de Cyrus à bas, Va finir ma vie et ma peine ! Ai-je même besoin de lui Pour descendre aux Champs-Élysées ? Amour perça-t-il pas de flèches aiguisées Mon cœur, dès que votre œil m’eût lui ? ”
Hyrcanie
Définition et enjeux
L’Hyrcanie, ancienne région située entre la mer Caspienne et l’Oxus, apparaît dans la littérature et l’histoire comme un lieu de tensions culturelles et de récits héroïques. Des auteurs comme Montesquieu, Voltaire et Verlaine l’ont employée pour explorer des thèmes de passion, de sacrifice ou de domination, tandis que Xénophon y évoque des conflits militaires.
Les textes soulignent également sa dimension géographique, liée à la Bactriane et à la Parthie, ainsi que son rôle dans des récits animaliers ou politiques. Cette région, souvent associée à des figures mythiques ou historiques, révèle ainsi une riche diversité dans l’imaginaire collectif.
Citations sur “Hyrcanie”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Ensuite il fit paraître un soldat qui, dans la guerre d’Hyrcanie, avait donné encore un plus grand exemple de générosité. Des soldats ennemis lui enlevaient sa maîtresse, et il la défendait contre eux : on vint lui dire que d’autres Hyrcaniens enlevaient sa mère à quelques pas de là ; il quitta en pleurant sa maîtresse, et courut délivrer sa mère ; il retourna ensuite vers celle qu’il aimait, et la trouva expirante. Il voulut se tuer : sa mère lui remontra qu’elle n’avait que lui pour tout secours, et il eut le courage de souffrir la vie. ”
Montesquieu,
Oeuvres de Montesquieu avec des éloges…
“ Le caractère de la reine était la douceur, et sa fierté naturelle disparaissait toujours toutes les fois qu’elle devait disparaître. Pardonnez-moi, dit-elle au prince d’Hyrcanie, si je n’ai pas répondu à des feux qui n’étaient pas légitimes. L’épouse d’Arsace ne pouvait pas être la vôtre ; vous ne devez vous plaindre que du destin. Si l’Hyrcanie et la Bactriane ne forment pas un même empire, ce sont des États faits pour être alliés. Isménie peut promettre de l’amitié, si elle n’a pu promettre de l’amour. ”
Montesquieu,
Oeuvres de Montesquieu avec des éloges…
“ Je vais retourner dans l’Hyrcanie, et j’y oublierais bientôt mes malheurs, si je ne comptais parmi mes malheurs celui de vous avoir vue, et celui de ne plus vous voir. Votre beauté sera chantée dans tout l’Orient ; elle rendra le siècle où vous vivez plus célèbre que tous les autres ; et, dans les races futures, les noms d’Arsace et d’Isménie seront les titres les plus flatteurs pour les belles et les amants. ”
Antoine Goudin, Philosophie suivant les principes de saint Thomas… (1864)
“ Il provient de l'Inde et de l'ancienne Hyrcanie; son corps est tacheté ; il a un grand amour pour ses petits, et quand il suit le chasseur à la piste, le meilleur moyen de lui échapper, c'est d'abandonner en fuyant un petit sur la route ; l'amour maternel l'emporte alors sur la rage, et la mère prenant le petit dans sa gueule, le ramène au repaire pour recommencer à poursuivre l'ennemi ”
Montesquieu,
Oeuvres de Montesquieu avec des éloges…
“ Un tigre d’Hyrcanie désolait la contrée, un éléphant l’étouffa sous ses pieds. Un jeune tigre restait, et il était déjà aussi cruel que son père ; l’éléphant en délivra encore le pays. Tous les animaux qui craignaient les bêtes féroces venaient paître autour de lui. Il se plaisait à voir qu’il était leur asile, et il disait en lui-même : On dit que le tigre est le roi des animaux, il n’en est que le tyran, et j’en suis le roi. ”
Montesquieu,
Oeuvres de Montesquieu avec des éloges…
“ Un village fuyait la cruauté du vainqueur ; un autre était dans la joie, les danses et les festins ; et, par un étrange caprice, il cherchait deux choses incompatibles : de se faire craindre et de se faire aimer. Il ne fut ni craint ni aimé. On opposa une armée à la sienne ; et une seule bataille finit la guerre. Un soldat, nouvellement arrivé dans l’année des Bactriens, fit des prodiges de valeur ; il perça jusqu’au lieu où combattait vaillamment le roi d’Hyrcanie, et le fit prisonnier. ”
Julien Girard de Rialle,
Mémoire sur l'Asie centrale, son histoire…
(1875)
“ Les Chorasmiens doivent avoir été dans le même cas, et leur situation géographique n'a point changé depuis Darius jusqu'à nos jours, c'est-à-dire qu'ils cultivaient les rivages plantureux et le riche delta de l'Oxus, comme le font encore les Tâdjiks agriculteurs du Khârezm ou khanat de Khiva. Les limites de cette province devaient être : au sud l'Hyrcanie et la Parthie, à l'ouest la Caspienne et les steppes qui l'entourent, au nord la mer d'Aral et le grand désert appelé en ce moment Kysyl-Kum, à l'est la Sogdiane et la Baktriane. ”
“ Perses et Mèdes, continua le prince, et vous à qui je parle comme à des alliés qui partageront notre fortune, Hyrcaniens, ne perdez pas de vue que nous sommes dans une conjoncture où l’indolence attirerait sur nous tous les malheurs ; car les ennemis savent ce qui nous amène. En allant vigoureusement à eux, en les attaquant avec intrépidité, vous les verrez, comme des esclaves fugitifs que l’on retrouve, les uns se jeter à vos genoux, les autres s’enfuir, d’autres ne savoir quel parti prendre. ”
Jules Gabriel Janin,
L'âne mort
“ Or, pour moi, l'horreur n'existait que là où était Henriette, nature si vide et si fausse, abîme d'égoïsme et de faiblesse, être humain qui n'avait rien de l'homme moral, merveilleuse enveloppe à laquelle rien ne manquait, l'âme exceptée. Ce je ne sais quoi vivant et sans cœur, auquel je m'étais attaché et que je suivais à la trace dans le vice, je le retrouvai encore un matin. Vous dire en quel lieu, comment l'oser, et d'ailleurs comment vous le dire? Cependant il le faut. Mon histoire ne serait pas complète si nous ne traversions pas toutes ces fanges livides. ”
Oscar Wilde,
Le Crime de lord Arthur Savile
“ Chère petite Hirondelle, dit le Prince, vous me dites de merveilleuses choses, mais plus merveilleux est ce que supportent les hommes et les femmes. Il n’y a pas de mystère aussi grand que la misère. Vole par ma ville, petite Hirondelle, et dis-moi ce que tu y vois. ”
Lucrèce,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Comme aux approches d’un orage, les nuées, qui s’amoncellent, sombres et menaçantes, font frissonner d’effroi les matelots et les laboureurs, (3, 580) ainsi l’absence d’Hylas trouble le cœur d’Hercule et lui rappelle la haine de sa marâtre. Tout à coup, pareil à un taureau de Calabre qui, piqué par un taon, s’est élancé de son étable et renverse tout sur son passage, il se précipite en furie à travers les halliers et les collines. La terreur gagne au loin la montagne, et la forêt complice de l’enlèvement ; tout tremble de la crainte que donnent cette violente colère, ce sinistre désespoir. ”
Jean Racine,
Œuvres de J. Racine
(1831)
“ HERMIONE. Songez qu'elle honte pour nous Si d'une Phrygienne il devenoit l'époux! ORESTE. Et vous le haïssez! Avouez-le, madame, L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une ame : Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux; Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux. HERMIONE. Seigneur, je le vois bien, votre ame prévenue Répand sur mes discours le venin qui la tue, Toujours dans mes raisons cherche quelque détour, , Et croit qu'en moi la haine est un effort d'amour. Il faut donc m'expliquer : vous agirez ensuite. ”
Robert de Nervo, Les confidences d'une hirondelle… (1883)
“ Revenir depuis quarante années aux mêmes lieux, c'est faire comme l'hirondelle. L'hirondelle retrouve son nid, c'est elle qui l'a bâti. Elle y retrouve le souvenir de tout ce qui s'y est passé — c'est là, dans cette petite demeure qu'elle a pondu l'œuf, qu'elle a vu sortir le cher petit ; qu'elle lui a donné la première becquée, la becquée maternelle ; — nous aussi, les fidèles, nous retrouvons dans cette seconde patrie, dans cette seconde famille, toutes les choses, toutes les personnes que nous avons appris à aimer ! ”
Pierre Corneille,
Œuvres de P. Corneille
“ Déjà préoccupé d’un autre Héraclius, Dans l’effroi qui le trouble il ne me croira plus, Et ne me regardant que comme un fils perfide, Il aura de l’horreur de suivre un parricide. Mais quand même il voudrait seconder mes desseins, Le tyran tient déjà Martian en ses mains : S’il voit qu’en sa faveur je marche à force ouverte, Piqué de ma révolte, il hâtera sa perte, Et croira qu’en m’ôtant l’espoir de le sauver Il m’ôtera l’ardeur qui me fait soulever. N’en parlons plus. En vain votre amour me retarde : Le sort d’Héraclius tout entier me regarde ”
Paul Verlaine,
Œuvres complètes de Paul Verlaine
“ Et le milan affreux tient la pauvre hirondelle.Chloris Fi ! l’action vilaine ! Au moins rougissez d’elle ! Mais non ! Il rit, il rit ! (Pleurnichant pour rire.) Mais non ! Il rit, il rit ! Ah, oh, hi, que c’est mal !Sylvandre Tarare ! mais le seul état vraiment normal, C’est le nôtre, c’est, fous l’un de l’autre, gais, libres, Jeunes, et méprisant tous autres équilibres Quelconques, qui ne sont que cloche-pieds piteux, D’avoir deux cœurs pour un, et, chère âme, un pour deux !Chloris Que voilà donc, Monsieur l’amant, de beau langage ! ”
André Mareschal, L’Inconstance d’Hylas trage-comédie-pastorale
“ Apprenez que mon coeur qui rit à vos dépends, Ne vous a point aimée, ou que je m'en repends ? Et que pour vous porter à ce nom de cruelle, Hylas n'est pas si sot, ni Dorinde assez belle. [1080] Ces mots doivent suffire à votre vanité, Pour connaître ma force, et votre infirmité. PÉRIANDRE .Qu'avez-vous fait ? HYLAS .Beaucoup, et cette médecine Rongera son amour jusques à la racine ; Ou si c'est un poison, il vous doit être doux ; [1085] Tirez le bien, du mal que j'ai commis pour vous. PÉRIANDRE .Il s'en va ; j'en rougis ; ma maîtresse en soupire : Ô Dieux ! Que puis-je faire ? ”
Marie Plocq de Bertier, Les hirondelles (1848)
“ Le jour où je vivais, effroi du lendemain, Semait d'amers soucis sur mon sombre chemin. Je souffrais lentement sans dire ma tristesse Qui se changea bientôt en un cri de détresse. Ne croyant plus à rien. doutant même du ciel, Je prolongeai ma vie en m'abreuvant de fiel. Comme la timide hirondelle Construit son nid en folâtrant. Un jour je déployai mon aile. Il fallait vivre en travaillant ! - Ah ! vous savez trop peu de chose, Répondit-on; pour travailler Votre main est frêle et trop rose; Pour les plaisirs allez veiller! Oh ! mes larmes, coulez ! ”
Voltaire,
La Henriade, poème, avec les notes et variantes…
(1816)
“ Versant sur des lauriers les poisons de sa bouche; Le jour blesse ses yeux dans l'ombre étincelants : Triste amante des morts, elles hait les vivants. Elle aperçoit Henri, se détourne, et soupire. Auprès d'elle est l'Orgueil, qui se plaît et s'admire ; La Faiblesse au teint pâle, aux regards abattus, Tyran qui cède au crime, et détruit les vertus ; L'Ambition sanglante, inquiète, égarée, De trônes, de tombeaux; d'esclaves entourée, La tendre Hypocrisie aux yeux pleins de douceur, (Le ciel est dans ses yeux, l'enfer est dans son coeur;) Le faux Zèle étalant ses barbares maximes ”
Charles d' Héricault,
Rose-de-Noël, par Charles d'Héricault
(1883)
“ Et penser qu'au nom de cette haine, mon frère vient de l'attaquer, qu'il l'a tué, peut-être ! qu'ils se sont entretués !! Ah ! s'il vit, il faut que nous l'aimions bien ! vous surtout, Florine, qui payerez notre dette. – Y pensez-vous, madame, s'écria Florine avec une sorte de colère ! Croyez-vous qu'on puisse oublier ce que je viens d'entendre, la passion qu'il a eue pour une autre femme et les droits que cette femme se croit sur lui. Il me semble que je frissonne de dégoût à l'idée de donner toute mon âme à un homme qui a donné tout son coeur à une autre. ”
Casimir Frégier, Les fonctionnaires publics et la guerre… (1875)
“ Excellent fils, il a montré, à ma connaissance, dans les relations de famille, des qualités de cœur qui lui ont valu et lui vaudront toujours mes sympathies. « M. d'Hérisson joint à un caractère facile, aimable et enjoué, un cœur affectueux et bon, des qualités solides !. » (i) . Voilà l'homme que nous allons voir aux prises avec tout ce que la haine peut inventer de plus faux, l'hypocrisie de plus perfide, la méchanceté de plus diffamatoire ! voilà mon client ! Arrivons à ma cause. ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ Hyllus Renoncez à ce dessein, je vous en prie, ma mère ; excusez en vous la faute du hasard ; l’erreur n’est jamais criminelle. Déjanire Si tu veux montrer une véritable tendresse pour ta mère, ô mon fils ! tue-la. Pourquoi ta main tremble-t-elle ? pourquoi détournes-tu les yeux ? ce crime de ta part serait un acte d’amour. Tu hésites, lâche ! c’est moi, c’est moi qui te ravis Hercule, ce père qui te rendait le petit-fils du maître de la foudre : je t’ai ôté plus de gloire par cette action, que je ne t’en ai donné en te mettant au monde. ”
Charles-Henry Hirsch, L'homme aux sangliers : roman (1936)
“ Son rire, d'une gorge fatiguée par les cris, continue dans la pièce voisine. N'existe-t-il vraiment plus de rancune, en trace des effrois, de la colère, de la révolte morale, des répugnances, de la douleur — chez cet être que le sort a fait, si jeune, ce qu'il est? Corracy se l'est demandé. L'indirecte réponse lui vient : il n'a jamais pardonné. Même quand il a puni d'un tort volontaire, longtemps il s'est souvenu. Une échappatoire, cette consultation intime. Le remords qu'il a nommé sans que le « colis » de Mme Fraise y prenne garde, le harcèle. Cela aussi est trouble chez lui. ”
Pierre Corneille,
Oeuvres de J. Racine et de P. et T. Corneille…
(1847)
“ Je tremble à vous nommer l'ennemi qui m'opprime. J'espère toutefois qu'un cœur si magnanime Ne sacrifiera point les pleurs des malheureux Aux intérêts du sang qui vous unit tous deux. Vour devez à ces mots reconnaître Pharnace; C'est lui, seigneur, c'est lui dont la coupable audace Veut, la force à la main, m'attacher à son sort Par un hymen pour moi plus cruel que la mort. Sous quel astre ennemi faut-il que je sois née ! Au joug d'un autre hymen sans amour destinée, A peine je suis libre et goûte quelque paix, Qu'il faut que je me livre à tout ce que je hais. ”
Louis-Balthazar Néel, Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques
“ Mais mon parti est pris : oui, Virgile, vous avez raison, & nos cedamus amori. C’est bien dit : aimons donc, & essayons si, en perfectionnant un si joli crime, je ne pourrois pas en faire une vertu : le poison le plus subtil, quand il est bien préparé, devient la médecine la plus salutaire. Oui, chère Henriette, je vous aime, & je crois que je vous aimerai toujours. La preuve que j’y suis bien déterminé, c’est que vous m’avez fait promettre de quitter Paris pour aller à Saint-Cloud par mer, moi qui hais tant cet élément. ”
Virginie Hériot,
Une âme à la mer
“ Entre les durs et quotidiens remorquages de l’aller et du retour, dans l’ambiance des jalousies frôlant parfois la haine, ce que furent ces épreuves exténuantes, dans le Zuyderzée aux lames courtes et creuses, aux brises capricieuses soufflant souvent en tempête, la plume vibrante, alerte et précise de Madame Hériot nous le dit dans l’ouvrage que voici et que j’ai lu avec une profonde émotion. Pour vivre en bonne intelligence, écrit-elle, ne vaut-il pas mieux s’ignorer que de s’affronter ? ”
José-Maria de Heredia,
Les Trophées
“ Que presse un noir poitrail, sous la pourpre en lambeaux Se débat, et l’airain sonne au choc des sabots Et la table s’écroule à travers la huée. Alors celui pour qui le plus grand est un nain, Se lève. Sur son crâne, un mufle léonin Se fronce, hérissé de crins d’or. C’est Hercule. Et d’un bout de la salle immense à l’autre bout, Dompté par l’œil terrible où la colère bout, Le troupeau monstrueux en renâclant recule. ”
Charles d' Héricault,
Le premier amour de Lord Saint-Albans…
(1879)
“ Vous avez dix-huit ans et vous pouvez agir comme un homme de cinquante. Écoutez-moi bien. Car les fils sont assez tendus pour que, si l'on s'embrouille, tout soit perdu. Le jeune homme s'était incliné avec ce mélange de tristesse et de fermeté qui était si remarquable en lui. Son père ne lui avait montré, dès l'âge le plus tendre, qu'un but, la vengeance, qu'une joie, la haine, qu'une acti vité, l'envie. On avait ainsi violemment, et comme à plai sir, dépravé ses instincts nobles et aimants. On lui affirmait que toute noblesse, toute tendresse n'étaient qu'hypocrisie ou ridicule préjugé. ”
Madeleine Vrignault, L'Héritier de Monsieur de Salernes… (1927)
“ Entraîné par le jeu et les cris de sa sœur, il riait comme elle à gorge déployée. Ces petites scènes, qui se renouvelaient souvent, serraient le cœur de la mère. Elle voyait combien Henriquet était resté affectueux, combien il aurait eu besoin encore d'une tendresse plus expansive et plus joyeuse. Ce n'était qu'un enfant et elle le traitait en homme. Elle avait conscience de lui voler quelque chose. Après l'avoir gâté avec excès, les premières années de sa vie, elle lui retirait trop tôt les câlineries si douces encore à son âge et auxquelles il avait droit tout autant que les autres. ”
