Résumé

Alfred de Bougy Le Supplice du bourreau, sombre récit… (1864)

O Salomé ! ô douce et chère compagne, toi qui poussas l'affection jusqu'à l'héroïsme, pourquoi ai-je accepté le sacrifice que tu m'as fait de ton repos, de ton bonheur, de toutes les joies de la jeunesse!...
Steinmeyer cacha sa tête dans ses mains et s'abandonna aux sanglots.
Cette nature forte, énergique et fière en proie à une pareille douleur, à un si complet abattement, présentait un navrant spectacle.
Les larmes de l'homme sont bien plus touchantes que celles de la femme. L'homme qui pleure, c'est la suprême image de la douleur.
Source : Gallica

Alfred de Bougy Le Supplice du bourreau, sombre récit… (1864)

La fumée qui s'échappera de mon toit redouté épouvantera les passants attardés. Ils se détourneront, en chancelant de frayeur, du sentier conduisant à la demeure de Steinmeyer le bourreau... Est-ce un rêve?.. Non, non !.. horrible réalité, destinée atroce ! — Après tout que m'importe !.. Le commerce des hommes est-il donc chose si regrettable ? — Je me ferai un doux intérieur, je posséderai, dans une retraite à souhait, la femme aimée, la femme aimante. Elle sera ma joie, ma consolation, ma force, et je m'appliquerai à la rendre heureuse...
Source : Gallica

Alfred de Bougy Le Supplice du bourreau, sombre récit… (1864)

Ouvrons cette armoire... elle renferme le grand damas creux, le glaive de la justice, soigneusement enduit de graisse pour qu'il soit garanti de la rouille. Nulle créature humaine ne fut jamais introduite en ce lieu par moi si ce n'est le valet de ville, autrement dit l'exécuteur des basses-oeuvres, celui qui m'aide dans mon cruel métier, celui qui est sous mes ordres immédiats, l'homme chargé, en outre, de faire certaines annonces publiques au milieu des carrefours et d'abattre les chiens errants.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature