L'alliance franco-russe devant la crise orientale (1897)
“ La France abandonnerait-elle l'espoir de voir l'Egypte indépendante? Admettrait-elle que la Syrie échappât à son influence? Pourrait-elle consentir à voir, sans d'équitables compensations pour elle, les Italiens s'établir à Tripoli ? Il paraît naturel de répondre à ces questions par la négative. Si ces prétentions sont inconciliables, comme il n'existe en Europe aucun tribunal pour en décider, il faut bien admettre que l'ouverture de la succession ottomane ne saurait s'effectuer sans provoquer une grave perturbation de la paix en Orient, ou, pour trancher le mot, sans amener la guerre. ”
