Résumé

L'alliance franco-russe devant la crise orientale (1897)

La France abandonnerait-elle l'espoir de voir l'Egypte indépendante? Admettrait-elle que la Syrie échappât à son influence? Pourrait-elle consentir à voir, sans d'équitables compensations pour elle, les Italiens s'établir à Tripoli ? Il paraît naturel de répondre à ces questions par la négative.
Si ces prétentions sont inconciliables, comme il n'existe en Europe aucun tribunal pour en décider, il faut bien admettre que l'ouverture de la succession ottomane ne saurait s'effectuer sans provoquer une grave perturbation de la paix en Orient, ou, pour trancher le mot, sans amener la guerre.
Source : Gallica

L'alliance franco-russe devant la crise orientale (1897)

Convaincu que l'Empire a tout intérêt à faire disparaître, fût-ce au prix de quelques sacrifices, les dernières traces d'un antagonisme inutile certainement, et peut-être dangereux, il n'aurait pas de peine à persuader ses sujets, encore moins à les entraîner avec lui. Celui qui écrit ces lignes a pu se convaincre, par ses propres oreilles, que nombre d'Allemands salueraient avec joie un événement qui, en scellant définitivement l'unité, laisserait à l'Empire ce qu'ils considèrent comme ses véritables frontières, c'est-à-dire l'Alsace.
Source : Gallica

L'alliance franco-russe devant la crise orientale (1897)

L'Anglais est passé maître en fait de machiavélisme, et l'Anglais sait parfaitement reconnaître ce qui lui est utile. Ce qu'il veut, ce qu'il met toute son énergie à obtenir aujourd'hui comme autrefois, c'est l'empire du monde, sinon pour lui, du moins pour sa race. Il a jeté sur la sphère terrestre un regard inquisiteur, et a reconnu que, des cinq, continents qu'elle renferme, l'Europe est le plus petit et tout à la fois le plus difficile à conquérir.
Source : Gallica

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