Hippolyte Lamarche

Résumé

Hippolyte Lamarche A MM. Thiers et Barrot. L'Algérie… (1846)

Les Canadiens sont toujours prêts à venger, sur les Anglais, la défaite du brave, de l'habile, de l'infortuné Montcalm, et les États-Unis n'attendent qu'une occasion pour prononcer cette annexion nouvelle.
Dans la Manche, l'Angleterre est un colosse naval. Cependant il suffit de Cherbourg, qui contiendrait, à l'abri des fusées et des brûlots, une flotte à vapeur portant une armée, pour faire sentir au colosse qu'il est vulnérable dans son île.
Contester la gloire d'un ancien ennemi, d'un ennemi vainqueur, n'est pas d'un esprit bien situé; mais la courtoisie n'oblige point au mensonge.
Source : Gallica

Hippolyte Lamarche A MM. Thiers et Barrot. L'Algérie… (1846)

La France veut l'Algérie parce qu'elle sent que là est l'indemnité des pertes que nous ont imposées le traité honteux de 1763, les traités malheureux de 1815. L'Algérie, pour nous, c'est l'Ile-de-France, c'est le Canada, c'est l'Egypte, c'est la frontière du Rhin. Il y a cela de providentiel dans notre conquête africaine, qu'elle nous oblige à développer notre établissement naval sans diminuer notre armée, et qu'elle tient en échec la tendance manifeste de certains esprits à amoindrir l'un ou l'autre, peut-être l'un et l'autre des éléments de notre puissance militaire.
Source : Gallica

Hippolyte Lamarche A MM. Thiers et Barrot. L'Algérie… (1846)

C'est donc du côté de la France que serait aujourd'hui la toute-puissance morale dans une lutte qui n'aurait pas pour objet un territoire européen. L'Angleterre a sans doute le droit de parler de liberté ; mais il y a liberté et liberté. Celle qui retient tout un peuple dans la misère pour faire vivre dans un luxe effroyable quelques milliers de familles, n'est pas la liberté où l'Europe aspire. Elle veut la liberté française avec l'égalité pour base
Source : Gallica

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