Résumé

Xavier Raymond L’Angleterre de 1865 et le septième parlement de la reine Victoria

De même qu’on n’a jamais vu chez eux toutes les classes de la société aussi unies qu’elles le sont maintenant, de même on n’a jamais vu la politique extérieure de l’Angleterre plus conciliante et plus désireuse de ne pas se mêler aux affaires des autres. L’immensité de son empire qui lui ôte tout sujet de jalousie vis-à-vis de l’étranger, l’énormité des intérêts et des capitaux que, par suite de la réforme économique, elle a eu la faculté d’engager partout, la rendent à la fois plus accommodante et plus respectueuse pour autrui qu’elle ne l’a jamais été à aucune époque de son histoire.
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Xavier Raymond L’Angleterre de 1865 et le septième parlement de la reine Victoria

Il est donc vrai qu’en Angleterre les exigences des lois et des mœurs font dans les élections une belle part aux positions acquises, à la propriété, ou même, si l’on veut, à l’intérêt aristocratique, mais il faut reconnaître aussi que cet état de choses est tout à fait conforme à l’esprit et au goût national. Croire autre chose, c’est se tromper, comme on ne se tromperait pas moins, si l’on imaginait que cette situation a été créée par la puissance de l’aristocratie, ou par des traditions contre lesquelles l’esprit nouveau n’a pas encore eu la force de réagir.
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Xavier Raymond L’Angleterre de 1865 et le septième parlement de la reine Victoria

On vote sur la paix ou sur la guerre, pour ou contre l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur la drêche, pour ou contre la réforme électorale ou l’établissement du free trade, on vote toujours sur une question qui intéresse l’universalité des citoyens, et il n’y a pas moyen de voter sur autre chose, de voter pour s’emparer des fonctions rétribuées, comme cela se voit en Amérique, de voter pour avoir une ligne de chemin de fer, comme cela se fait en d’autres pays.
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