Louis-André Pichon

Élements biographiques

Louis-André Pichon,  De nos constitutions futures, par L.-A. Pichon… (1814)

“ L'essentiel est que tous les intérêts soient rassurés, au moyen d'une part proportionnelle dans la puissance; c'est comme cela qu'on arrivera à la paix. C'est une question de force, et non de morale, que celle qui s'agite , lorsqu'on parle de cette partie de la Constitution. Il est né de la révolution un intérêt puissant sous deux rapports, celui de la propriété, par les biens nationaux, et celui de l'opinion, par la crainte du retour à ce que l'on croit avoir justifié la révolution, c'est-à-dire à l'exclusion de la nation de toute participation à ses affaires. ”
Source : Gallica

Louis-André Pichon,  De nos constitutions futures, par L.-A. Pichon… (1814)

“ Il est impossible qu'il y ait dans l'Etat un corps ou une autorité quelconque chargé de réglementer toutes les autres, et de contrôler leurs actes. Le contrôle ne peut résider que dans l'opinion et dans la force nationale, la première devant constamment pouvoir librement se manifester pour empêcher le recours à l'autre. S'il existe un corps de ce genre, il est le maître ; il devient le gouvernement du pays; les autres pouvoirs ne sont plus que des machines dans ses mains, et celui de ces pouvoirs qui lui dictera ses arrêts de réglement, exercera alors toute l'autorité. ”
Source : Gallica

Louis-André Pichon,  De la Constitution de la dette publique de France… (1824)

“ Il est certain, d'un autre côté, que les argumens des créanciers de l'Etat qui veulent éviter le remboursement ou ceux que l'on fonde, en leur faveur, sur le silence des lois, sont excèssifs: ils ont le tort de trop prouver, car ils prouveraient que le Gouvernement, par le silence des lois constitutives des emprunts et de la Dette en général, n'a, dans aucun cas, le droit d'extinction par remboursement ; c'est ce qui est insoutenable en droit. ”
Source : Gallica

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