Résumé

Armand Jehannot Bartillat Observations d'un indépendant à un constitutionnel… (1835)

Une Chambre se passionne pour quelques médiocres harangues de parleurs d'ailleurs incapables , voilà les hommes désignés à la royauté! Une coterie dangereuse s'unit et s'impose, et il faut que l'autorité l'accepte! Au bout de trois mois, les mêmes causes amènent les mêmes effets; le pays a des lacunes de gouvernement. Que deviennent le pouvoir et sa considération ? Où se trouve le droit réel de choisir?
Ce n'est donc ni dans la Charte ni dans la logique qu'il faut rechercher des secours contre le vice de la position; c'est un mal profond, invétéré, que la légalité ne peut guérir.
Source : Gallica

Armand Jehannot Bartillat Observations d'un indépendant à un constitutionnel… (1835)

Parlez donc gloire à des ministres qui ne veulent que mettre le pouvoir en boutique !
La richesse fictive ou réelle a éveillé les vanités, les ambitions : chacun a voulu paraître sans être, comme un des chapitres du baron de Foeneste.
Les passions se sont déchaînées, les avenirs se sont déclassés. L'empereur avait fondé la liberté et l'égalité, organisées. On a pris la licence pour un des sous-entendus de la Charte. La confusion des pouvoirs a produit les résistances fantasques.
Source : Gallica

Armand Jehannot Bartillat Observations d'un indépendant à un constitutionnel… (1835)

Mais les rois faibles sont toujours renversés par leur faiblesse; car la hardiesse et le courage sont un jeu de combinaison, et l'inertie est sans calcul. On voit Louis XVI, Charles X; ainsi tombés!... non sous la volonté nationale, mais par une fraction de Chambre. On ennivre cette nation brave, spirituelle, inconstante; on lui fait faire et défaire; elle agit et se repent; elle est victorieuse et fière, on tremble.
Source : Gallica

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