Auguste Crébassol

Résumé

Auguste Crébassol Lettre à Messieurs les honorables… (1832)

On me rapporte des bruits sourds d'émeute , de complot, de frayeurs qu'on veut vous inspirer, afin de vous montrer tout dissentiment entre le pouvoir et la majorité, comme un signal de désastre et de mort! Ainsi ce serait toujours le vieux système, le système de dégradation morale qui prévaudrait! ce serait toujours cette majorité parlementaire qu'on disciplinerait par la peur de l'émeute, comme à Moscou on assoupplit l'esclave par la crainte du knout.
Source : Gallica

Auguste Crébassol Lettre à Messieurs les honorables… (1832)

Je sais bien qu'en suivant cette marche, les députés seraient accusés d'ambition, qu'on leur reprocherait de réduire la royauté à n'être rien; c'est possible, mais à qui la faute? la majorité na-t-elle pas eu assez de patience et de dévoûement? et si on n'a usé de sa confiance que pour compromettre le pays, violer la constitution; si la royauté est sortie la première des bornes qui lui sont assignées, faut-il que, par respect pour une légalité qui n'existe plus, qui ne peut plus même exister, telle que la charte de 1830 l'avait entendue, les députés laissent périr l'Etat?
Source : Gallica

Auguste Crébassol Lettre à Messieurs les honorables… (1832)

Quant à là volonté qui s'est déclarée immuable, on doit lui rappeler qu'il ne saurait y avoir en France d'immuable que la loi; que cette loi impose au pouvoir l'obligation de s'inspirer des voeux du pays, exprimés par ses représentans ; que, créé pour commander aux citoyens isolés, son premier devoir est d'obéir à la volonté générale de la nation; qu'en un mot, toute déclaration d'immuabilité est une proclamation de despotisme, de droit divin
Source : Gallica

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