Augustin Marie Devaux

Résumé

Augustin Marie Devaux Du Droit de pétition, par M. Devaux… (1820)

UN principe de législation positive ne doit pas être combattu par ses conséquences, quand on veut raisonner juste. Si le droit de pétition collective, sur des matières législatives existe, l'influence qu'on lui suppose sera par là même une influence légale, prévue par le législateur qui a établi le principe.
La pétition pour conserver une loi, ou pour en créer une nouvelle, appelle l'attention de la chambre sur l'objet dont, elle traite. Les députés ne renferment pas toutes les lumières de la France ; leur esprit n'est pas continuellement fixé sur toutes les matières de la législation
Source : Gallica

Augustin Marie Devaux Du Droit de pétition, par M. Devaux… (1820)

Ainsi ce n'est réellement pas contre le droit de pétition que les efforts sont principalement dirigés : c'est contre la charte et la loi des élections. Le droit de pétition n'est attaqué que comme un obstacle au, but qu'on veut atteindre.
C'est donc une théorie de circonstance ; c'est par cela même une théorie suspecte. C'est assez ordinairement dans ces discussions passionnées que les erreurs s'introduisent, et l'on voit souvent les meilleurs esprits, séduits par leurs voeux, créer des doctrines favorables à leur but.
Source : Gallica

Augustin Marie Devaux Du Droit de pétition, par M. Devaux… (1820)

Si des sociétés font collectivement des pétitions , celles-ci peuvent n'exprimer que le voeu de la majorité; la minorité devient pétitionnaire malgré elle, dans un sens contraire à son intention : on n'exprime plus alors des voeux individuels.
Dans les pétitions collectives les co-signataires , libres, de signer ce qui est conforme à leur intention, manifestent seulement, en signant , l'identité de leurs voeux. Ils évitent la formalité bien inutile de multiplier les exemplaires de la pétition en nombre égal à celui des signataires.
Source : Gallica

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