Résumé

Roussel De la Charte et des Chambres , par Roussel aîné… (1830)

La Charte de Louis XVIII n'existe plus : Charles X l'a déchirée; les cartouches de ses soldats et les nôtres en ont au loin dispersé les lambeaux. La nation française est rentrée dans le plein exercice de sa souveraineté ; elle seule peut et doit délibérer sur la nature et les formes de son gouvernement. Mais trente millions d'hommes ne peuvent délibérer que par des mandataires : quels seront ces mandataires?
Les députés présents à Paris au moment où le sang coulait pour la liberté ont pris des mesures provisoires, que justifiait la nécessité des circonstances.
Source : Gallica

Roussel De la Charte et des Chambres , par Roussel aîné… (1830)

Mais c'est précisément pour empêcher le retour de ces choses que le peuple a couru aux armes, qu'il a versé son sang : ce sang ne saurait demeurer stérile. ,
Qu'on ne s'y trompe pas, ce cri de Vive la Charte ! expression d'un sentiment réel et sincère alors qu'une population désarmée se contentait de l'opposer aux violences du pouvoir, n'a plus été qu'un mot d'ordre, qu'un signe de ralliement militaire, lorsqu'une patriotique indignation a transformé tous les citoyens en soldats.
Source : Gallica

Roussel De la Charte et des Chambres , par Roussel aîné… (1830)

Cet espoir a été déçu : les libertés ont été violées; et les Bourbons, rompant eux-mêmes le pacte dont ils étaient les auteurs, ont rendu la révolution inévitable. La force est venue au secours du droit. Le peuple s'est armé ; il a vaincu : qui oserait lui disputer
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les fruits de la victoire, quand pour prix de son sang il ne réclame que l'exercice de ses droits les plus incontestables?
Source : Gallica

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