Résumé

Politique des hommes de trente ans… (1830)

Déclamer à la tribune contre la jeunesse est d'une coquetterie caduque qui coûtera leur popularité à des hommes honorables d'ailleurs. Venir proposer des lois faites pour le règne de Charles X, et y parler sans ménagement de la prérogative royale, sans y mêler les conquêtes de la liberté, c'est user le pouvoir contre la volonté de fer de la nation entière, contre des besoins sans cesse renaissans et dont les aspérités hérisseront la route du ministère.
Source : Gallica

Politique des hommes de trente ans… (1830)

La révolution qui l'avait débordée est en avant d'elle avec le roi qui laisse en arrière et le ministère et la chambre.
Supposons pourtant que les circonstances aient imposé à la chambre la loi de rester réunie, et de nous faire une constitution, où trouverait-elle, même hors de la révolution, un précédent qui l'autorisât à se perpétuer ? En Angleterre la chambré est dissoute de droit dans les trois mois qui suivent la mort du monarque. Chez nous, c'est la dynastie qui est morte, et nos députés n'y trouveraient pas un motif suffisant pour la dissolution!
Source : Gallica

Politique des hommes de trente ans… (1830)

Le prince le plus populaire, celui dont chaque acte, chaque parole est un démenti aux vieilles doctrines des cours, celui dont le coeur sympathise le mieux avec les voeux de la nation, fut circonvenu par des vampires de budget, qui nous calomnièrent pour mieux nous dominer. Son ame généreuse n'accepta pas le soupçon; elle comprit notre ardeur de liberté. Elle nous dit : « Que voulez-vous ? » Et ces hommes s'empressèrent d'étouffer nos voeux., et de répondre en notre nom. Mais que voulaient-ils eux-mêmes?
Ils voulaient perpétuer l'ancienne chambre dès députés, parce qu'ils en étaient.
Source : Gallica

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