Résumé

Becheu De l'hérédité de la pairie, et de quelques autres questions du moment (1831)

De quelque capacité individuelle qu'il soit doué, il ne doit point oublier , dans la discussion de ces questions vitales qui fixent la constitution d'un état, et où l'assentiment national est indispensable, qu'il est le représentant de l'opinion d'une portion du pays qui doit concourir à l'expression de la volonté générale.
Le voeu du pays est le fondement de notre nouveau gouvernement; tous les pouvoirs prennent leur source dans l'assentiment national, et toute forme de pouvoir qui n'aurait pas pour elle cet assentiment, serait une fiction qui ne pourrait avoir ni force ni durée.
Source : Gallica

Becheu De l'hérédité de la pairie, et de quelques autres questions du moment (1831)

Deux cent mille citoyens au plus sont appelés en ce moment à exprimer par leur choix la volonté nationale. S'ils se pénètrent bien de l'importance de leur mission , et des devoirs qu'elle leur impose, ils sentiront que toute affection particulière , tout esprit de coterie, toutes passions, toutes préventions , leur opinion individuelle même, doivent disparaître devant l'obligation de choisir pour députés des hommes qui soient les véritables représentans de l'opinion de l'arrondissement électoral dont ils font partie.
Source : Gallica

Becheu De l'hérédité de la pairie, et de quelques autres questions du moment (1831)

Répondra-t-il que son opinion est encore flottante et indécise? mais lorsque sur une question de cette importance, sur une question fondamentale, qui depuis près d'une année est l'objet de l'attention publique, un candidat avoue être dans cet état de doute et d'incertitude, il doit sentir lui-même qu'il n'est point l'homme propre à représenter des électeurs dont l'opinion est fixe et arrêtée.
Source : Gallica

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