Résumé

Augustin Marie Devaux Plaidoyer de M. Devaux,... pour M. Gaubert… (1820)

L'arbitraire, revêtu de la forme de la loi, ne prescrit point contre les lois éternelles que Dieu a gravées dans tous les coeurs. Les droits les plus légitimes, les plus sacrés, les plus inhérens à la nature ; les droits qui ont précédé toutes les sociétés, qui président à leur existence, et qui ne peuvent jamais être ni abolis ni suspendus, sont ceux de la justice et de l'humanité.
Source : Gallica

Augustin Marie Devaux Plaidoyer de M. Devaux,... pour M. Gaubert… (1820)

Le ministère public nous a reproché cette expression : victimes de l'arbitraire. On proclame donc ceux qui seront détenus en vertu de la loi, victimes de l'arbitraire ; mais cela ne fait pas l'ombre d'un doute. C'était la pensée du législateur. L'homme qu'on détient sans jugement, qu'il soit coupable ou non, est toujours victime de l'arbitraire. Arrêter un homme pour ne pas le mettre en jugement, c'est là l'arbitraire : il n'y a d'arrestation légale que celle qui a pour résultat d'arriver à un jugement. Il y a même des pays où l'arrestation n'a lieu qu'après le jugement.
Source : Gallica

Augustin Marie Devaux Plaidoyer de M. Devaux,... pour M. Gaubert… (1820)

Dans des temps orageux, la contradiction n'étonne pas dans le vulgaire, livré à toutes les aberrations de l'esprit de parti ; mais elle afflige tous les hommes honnêtes, quand elle s'introduit dans le sanctuaire de la justice ; quand elle pénètre dans les organes même des lois, dans des esprits droits , dans des coeurs purs, dans des âmes profondément inspirées par l'amour de la patrie et du Roi, et qui perdent tont-à-coup cette conformité de sensations dont le ciel a doué l'homme pour qu'il y eût quelque harmonie dans la société.
Source : Gallica

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