René-Théophile Chatelain

Élements biographiques

René-Théophile Chatelain Voyage d'un étranger en France… (1817)

Ce qui vous paraît à vous un grand malheur, un scandale criant, me paraît à moi la meilleure preuve que la marche adoptée par le gouvernement est aussi sage que politique. Le Roi n'est point Roi seulement des nobles et des prêtres, il l'est aussi du peuple français. C'est ce peuple qui forme l'immense majorité de la nation, c'est lui qui paye les impôts, qui verse son sang dans les combats, c'est lui qu'il importait de rassurer contre des prétentions ridicules aussi contraires à la raison qu'à ses intérêts.
Source : Gallica

René-Théophile Chatelain Une Réunion d'électeurs, ou le Voeu unanime… (1817)

Je voudrais qu'en enseignant la religion aux enfans, on s'en servît comme d'un moyen d'ouvrir leur esprit, d'adoucir leur caractère, d'élever leur ame. Je voudrais qu'on leur apprît à aimer Dieu plutôt qu'à le craindre ; à se confier dans sa bonté, plutôt qu'à se défier de sa rigueur. Je voudrais enfin que la religion ne se présentât jamais à leur imagination, qu'accompagnée de tout ce que les idées de morale, de vertu et de patrie, peuvent y ajouter d'imposant et de sublime.
Source : Gallica

René-Théophile Chatelain Le Seizième siècle en mil huit cent dix-sept… (1818)

Quoi donc ! disait Alfred indigné, on trouve de l'argent pour toutes ces folles dépenses, et on n'en a pas trouvé hier pour donner du pain à ces malheureux, qu'on a tués pour les punir de n'avoir pas mieux aimé mourir de faim? — Mon ami, lui dit l'abbé, cela a été de tout temps, et je dirai plus, cela doit être. Comme les gouvernans ne sont pas faits pour les peuples, mais bien les peuples pour les gouvernans, le bonheur de l'un doit toujours être sacrifié aux petites jouissances des autres.
Source : Gallica

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