Murville

Définition et enjeux

A.-V. Arnault Souvenirs d'un sexagénaire, Tome I

La mort précoce de son élève hâta peut-être la sienne. J'ignore qui l'a soutenu jusqu'en 1814, époque où il est mort sans avoir été de l'Académie.
Murville me fait penser à un autre littérateur, ou plutôt à un vrai littérateur, car Murville ne fut jamais qu'un versificateur; je veux parler de Masson de Morvillers. J'avais fait connaissance avec celui-là en 1788 à Versailles où il résidait auprès du gouverneur du dauphin, le duc d'Harcourt, dont il était secrétaire. C'était un homme plus honnête qu'aimable; son talent poétique avait plus d'énergie que de grâce.
Source : Gutenberg

Élie-Catherine Fréron L’Année littéraire, 1775

Le Chevalier de Murville connoissoit le penchant de sa femme pour Rozane, mais s’embarrassoit fort peu de ses sentimens ; il n’exigeoit d’elle que de la décence : il avoit ses intrigues à part. Cette indifférence pique l’amour-propre de Madame de Murville ; elle a recours à Rozane qui devient son amant favorisé. Quoiqu’elle n’aimât pas son mari, elle avoit une sorte de dépit contre une Madame d’Archènes qui étoit sa maîtresse. Elle forme le projet de la traverser, de l’inquiéter, de l’humilier même. Elle se déguise d’une manière bizarre pour aller au bal de l’Opéra.
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Marie-Madeleine Bonafon Les Confidences d’une jolie femme

Les doutes qui m’avoient soutenue contre l’affreuse vérité, se dissiperent. J’envisageai ce château de Murville, que je savois être une véritable prison ; cette sœur inflexible, & qui dans ses principes se croiroit, en conscience, obligée de me tourmenter, comme des maux absolument inévitables. Je ne savois que gémir, que pleurer, que passer de la douleur à l’emportement, aux reproches, aux récriminations envers Murville, pour retomber ensuite dans l’accablement du désespoir... J’embrassois Julie, je sollicitois son amitié, je lui promettois tout de ma reconnoissance...
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